Écrit clé : Le Dragon, entre dualité et gémellité - Archétype du processus initiatique - 1ère partie

Une version PDF imprimable est disponible en bas de page.

Ce texte est un approfondissement de l'introduction "Histoires de Dragons" . Il fait part de la suite de nos compréhensions survenues entre temps. A eux deux, ces articles forment "le yin-yang du dragon" et expriment la découverte constante que nous offrent nos expérimentations et nos investigations. En effet celles-ci nous amènent sans cesse à approfondir et à proposer de nouvelles pistes de réflexion.

L'écrit qui suit s'inscrivant dans la dynamique de la "Co-Naissance" ou "Connaît-Sens" a pour but d'éclairer la pépite évolutive résidant au sein-même de la dualité. Le texte aborde cette thématique selon différents angles, différents symboles tels que le dragon/serpent, le yin-yang, le jardin d'Eden, ainsi que Lucifer et le Démon…

 

Il est le fruit d'un travail important, autant sur le plan mental, émotionnel que sur le plan de l'assimilation des expériences impulsées par le cartel SDS (au Service De Soi) car il fait partie des travaux qui inversent le procédé d'écriture "habituel". Plutôt que ce soit David qui complète les expériences d'Hélène (comme dans Histoires de dragon), c'est maintenant à Hélène de se plonger dans la sphère intellectuelle de David pour y apporter sa part. Nous vivons donc pleinement le swing de l'équilibrage des polarités dont il est question dans les lignes qui suivent… Phénomène exaltant de cette Épopée de la Conscience que nos âmes vivent en commun et que nous avons le plaisir de partager de plus en plus amplement.

 

 

Prologue, par David :

 

 

Dans ce prologue je partage certaines expériences en lien avec la thématique développée ensuite. Il est ici question d'un rêve éveillé et de l'évocation de scènes vécues, il y a déjà quelques années, lors d'un périple en Auvergne. Au cours de celui-ci j'allais avec l'esprit le plus ouvert possible à la rencontre de lieux (plus spécifiquement à la rencontre des énergies cosmotelluriques), notamment dans des grottes. Le but du jeu était de me laisser guider au maximum par les synchronicités, les situations parlantes.

 

En effet, le rêve accompagné énoncé ci-dessous, avait enclenché chez moi un besoin de retour aux sources "intérieures" et j'avais l'intuition que certains endroits, certaines reconnections m'appelaient et allaient m'aider dans cette introspection. Ce fut donc muni de la connaissance de la force des symboles et des archétypes, approfondie avec cette pratique du rêve, que j'entrai dans le monde d'un dialogue révélateur :

 

Nous avons démarré le rêve avec une intention, "découvrir qui je suis pour être vraiment moi dans la vie", et si je me rappelle bien, l'accompagnante m'a demandé de dire où est ce que je me trouvais après une mise en condition à mi-chemin entre relaxation et hypnose. Ce rêve éveillé date de Juin 2012, en voici le début :

 

Je suis devant une grande porte, c’est l’entrée d’une grotte ? D’un temple ? Une porte taillée dans la pierre, droite… après… dedans, c’est sombre… je ne vois pas très bien…

 

Ton regard a besoin de s’habituer ?

 

Non, je n’ai pas de vision claire.

 

Que ressens-tu ?

 

Comme si… partait un tunnel qui descend en tournant sous la terre.

 

Tu as envie de l’emprunter ?

 

Oui...  

 

Que se passe-t-il ?

 

Ça descend… je me sens oppressé mais calme… je vois pas nettement, mais il me semble que je suis arrivé dans un endroit…

 

Un endroit ?

 

Je suis sorti du trou, y a un arbre des deux côtés, je suis face au soleil… il fait très clair beaucoup de lumière… je suis entre deux arbres… deux troncs d’arbres… de l’eau circule sous et autour de moi…

 

Comment te sens-tu ?

 

Je me sens …, … pas très bien… toujours un peu oppressé…

 

Où ?

 

Au niveau de la poitrine,… de l’épaule, je sais pas trop…

 

De quoi as-tu besoin ?

 

De pouvoir être soulagé… de me remplir de vie… me sentir bien dans ce paysage qui est très beau.

 

Qu’est ce qui peut te faire te sentir bien ?

 

Là, je suis attiré par les pieds… on m’allonge dans l’eau, dans un sol pas très profond… on dirait que ça coule et je coule avec l’eau...

 

Comment te sens –tu ?

 

La respiration c’est, agréable et angoissant… au niveau du plexus… une bonne pression…

 

As-tu envie d’approfondir cette pression ?

 

Oui.

 

Peux tu la laisser grandir, grossir, occuper tout l’espace dont elle a besoin ?

 

Oui.

 

Lui donner forme ?

 

C’est comme une coupe très large…, un grand vase… transparent…

 

Quelque chose dedans ?

 

De l’air, elle a l’air… tout ce qui reste au-dessus, dans la coupe, c’est plus clair…. Dessous, c’est sombre… la vie et la mort…

 

Elle a besoin de quelque chose, cette coupe ?

 

JE SAIS PAS …

 

Et toi, par rapport à elle ?

 

Être dedans… au dessus c’est la lumière, la vie...

 

Dedans et dessus ?

 

Oui.

 

Où es tu ?

 

Dessous, elle est pointée… ancrée dans mon estomac…

 

Comment sens-tu ton estomac ?

 

Assez dur... je le sens pas tellement… pas beaucoup…

 

La coupe ?

 

Elle est comme plantée là … dedans… il est souvent comme ça…

 

Tu peux lui demander comment il se sent avec cette coupe plantée là ?

 

Il me montre autrement que des mots…

 

Autrement ?

 

Je vois un jardin… une cour de jardin, avec des petits sapins… un sol clair…un coin tranquille avec des arbres plus hauts, à côté… une grande allée passe un peu plus loin…[...]

 

***

 

Nous avons perçu avec la personne qui m'accompagnait durant le rêve, que la première séquence signifie, une naissance et une renaissance. Elle s'inscrit d'ailleurs dans une forme archétypale, qui est celle de la sortie du monde souterrain porté par une rivière (le liquide amniotique), entouré d'une vallée luxuriante et face au soleil, l'âme, le Soi. Je ne suis donc pas le seul à emprunter cette configuration onirique.

 

La coupe nous renvoie au Graal, autre motif universel de la transformation de la personnalité psychophysique et de sa spiritualisation. Elle est planté dans l'estomac, symboliquement, la partie physique qui évoque un contenant et le début d'un principe de digestion, de gestation et de métamorphose qui se passe dans les tréfonds de la conscience. La coupe est transparente, elle exprime par cette caractéristique ce qu'implique le passage dans cette obscurité "trans-for-matrice" et révélatrice, l’accès à la vraie lumière, à une Connaissance qui imprègne toute notre réalité et la relie aux autres mondes. C'est la vision claire pénétrant l'existence de toute chose.

 

 

Lors de mon parcours initiatique auvergnat, j'étais seul et la plupart du temps dans des endroits reculés qui dégageaient une puissante énergie. Je dormais dans une petite tente m'exposant directement au monde extérieur/intérieur. J'étais face à ma peur de l'obscurité ; la présence de celle-ci était d'autant plus forte que j'étais entièrement réceptif à ce qui se passait lors de ces  retrouvailles avec moi-même.

 

Alors progressivement j'explorais cette peur. Ce fut un sujet de réflexion dont je suivis le fil sans défaillir. D'autre part je m'habituais petit à petit, au noir, au confinement, à la sensation de me perdre.

Je m'engouffrais fréquemment dans les cryptes des églises, aux cotés de la Dame-de-sous-Terre (la Vierge souterraine). Je marchais dans les grandes forêts la nuit, découvrant de nombreux mégalithes qui n'étaient pas toujours signalés sur les documents officiels. Je pénétrais dans des cavités en y restant de plus en plus longtemps. Je notai aussi la contradiction entre la place importante de la fonction de la crypte, du puits druidique, cœur obscur, centre du système de construction compagnonnique et certaines représentations qui y combattaient les ténèbres et en prônaient la sortie.  

 

Je sentis en mon for-intérieur que l'existence de ces signifiants et de ces interprétations me trompait et trompait certainement beaucoup de monde, même les plus érudits et ceux qui semblent vivre la Connaissance dans leur quotidien. J'en déduis aujourd'hui qu'au sein de ce corps de bâtisseurs et de ceux qui côtoyaient le chantier, l’accès à la Connaissance, les questionnements étaient différents d'un individu à l'autre. Du coup la falsification, importante pour certains aspects, l'était moins pour d'autres.

 

La structure énergétique, le fonctionnement vibratoire du bâtiment cultuel, tout en étant dévoyés parfois au moment de la construction ou plus tard, ont été moins compromis cependant, que les significations offertes par le livre de pierre au travers des symboles sculptés, peints et incorporés dans les vitraux. Sans doute parce que l'une est de l'ordre de l'invisible et que les autres, représentations apparentes, furent plus sujettes à l'opprobre de l'ère du contrôle monothéiste.

 

Puis, dans les confins du Livradois-Forez, loin des sentiers battus, un boyau profond où coulait un ruisselet, une grotte aux fées m'accueillit dans sa simplicité pour l'initiation, le passage. Je m'y enfonçai sans éclairage, à tâtons, jusqu'où je pus, tenaillé par l'angoisse, mais me concentrant sur l'écoute de mes sensations internes et celles que me procurait le trou. L'obscurité était si totale que lorsque je fermais les yeux, la pénombre y paraissait plus claire ! Par vagues successives, la panique faillit me propulser hors de ces catacombes. Je plongeai mes pieds dans l'eau, en pris dans ma main et m'en mis sur le corps.

 

J'observai mes peurs, la peur du néant qui tentait de me posséder, celle de ne plus avoir d'identité, la peur de la mort, de l'inconnu et du changement dans lesquelles me tenait l'égrégore de la matrice SDS. Centré au niveau du cœur et sur ma respiration, sur la conscience d'être conscient, saisissant l'absurdité des croyances activées par l'obscurité, je vis que mes sensations et mes émotions, à l'inverse de ce qu'elles produisaient l'instant d'avant, me poussaient tout d'un coup à franchir la barrière de mes craintes.

Une plénitude m'envahit et je me rendis compte que dans ce noir absolu qui me mettait en contact avec ma réalité intérieure, je me sentais en sécurité, libre, capable de me connaître et de m'accorder avec le mystère de la vie. De cet état germait et se révélait une réelle autonomie à travers laquelle je contactais la nature de ma participation au Tout.

 

La révélation fut tellement forte, qu'en sortant de l'anfractuosité je ressentis une synergie totale avec la rivière, les arbres, les présences du lieu. J'eus la certitude pendant ces instants de communion intense, de n'être plus dans le même monde ; au point où j'étais sûr de ne voir apparaître aucun humain, en tout cas pas sous leur forme habituelle, dans cet espace-temps. Contrairement à ce qui se passait jusqu'alors, j'éprouvai dans cette solitude, une véritable transe joyeuse car une porte s'ouvrait sur l'immensité hors temps, pleine et habitée.

 

Développement :

 

 

Quand le dragon initie la danse

 

Sur le plan symbolique et donc sur le plan vital, le dragon est très important. Mais pour bien comprendre comment le dragon nous instruit, il faut adopter le double regard de l’initié, ou du moins y tendre peu à peu. Ceci afin de déceler le dynamisme duel dans lequel s’insère sa signification, car le dragon est justement là pour nous raconter que notre réalité et ses doubles sur d'autres plans, sont régis par un principe de dualité.

 

Nous semblons prisonniers des conséquences de la dualité. Quotidiennement, se présentent à nous des choix difficiles à trancher puisque nous avons l’impression qu’ils se font nécessairement au détriment d’une ou plusieurs parties de nous. Face aux déchirements occasionnés, nous optons souvent pour le déni. Nous nous inscrivons ainsi dans un cercle vicieux.

 

Pourtant, si nous prenons du recul, nous constatons que la dualité ne se réduit pas à cette dimension de fatalité que nous lui prêtons, à ce coté répétitif auquel nous nous résignons si souvent. Nous nous apercevons alors que, plutôt que de caractériser un état dans lequel les actes se rangent indéfiniment dans deux cases (bien et mal), la dualité participe à un univers phénoménologique, donc à un univers en mouvement.

 

Saisir la fonction première de la dualité, c’est regarder la vie en terme d’interaction, de relation dynamique et de transfert d’informations, ce que permettent par définition les symboles archétypaux ; ils comblent le fossé entre aspects antagonistes, entre les polarités inconciliables. Ils suggèrent leur conjugaison active afin de provoquer un déclic conscient, une mise en route interne... Car ils comportent toujours deux faces que nous sommes conviés à relier dans une danse de l’esprit.

 

"Le symbole est un élément médiateur ; il jette des ponts, relie et harmonise les contraires ; le ciel et la terre, la matière et l'esprit, le réel et le rêve. Comme une force centripète, il établit un centre de relation[...]"
Symbolisme de la croix, Brigitte Boudon, p.7, Ed. du Huitième jour.

 

Par leur action profonde certains archétypes permettent que le mouvement de la conscience et celui du monde soient donc synchrones et qu'ainsi la vie retrouve un sens global.

Par conséquent, il s’agit ici comme ailleurs, de porter un autre regard sur la dualité et ne pas chercher à l’annihiler, comme par exemple en poursuivant à tout prix une certaine unité, ce qui serait un fourvoiement sur le chemin de l’initiation.

 

 

Que le dragon prenne forme réelle (multidimensionnellement parlant) ou soit simplement un archétype psychique, est équivalent du point de vue informationnel. Les deux formes coexistent. Elles sont en fait le pendant l’une de l’autre puisque l’on sait que l’information peut prendre des formes différentes selon l’influence et la combinaison des innombrables consciences à l’échelle de la multitude d’expériences. Par exemple, sous l’impulsion d’une peur suffisamment répandue, des pensées peuvent créer une entité, c’est à dire donner à une conscience l’habit qu’il lui faut endosser pour jouer son rôle (phénomène assimilable à l’égrégore).

 

L’essentiel est de garder à l’esprit que le monde vit à travers le jeu des polarités, et que nous avons besoin de cruels dragons pour expérimenter ce que nous croyons. L'avantage est que ce jeu est le moteur qui nous incitera le temps venu à remuer ciel et terre pour accéder à la Connaissance. Cette mise en mouvement nous pousse hors de la sclérose et de l'immobilité engendrées par nos croyances.

 

 

Des races particulièrement prédatrices matérialisent les informations d'égrégores liées à la peur et aux idées que d’autres consciences expérimentent et projettent. Chaque forme est choisie pour tester un certain nombre d’informations sur le plan collectif et individuel.

 

Nous pouvons trouver un écho à cela dans ce que rapportent les psychologues jungiens et ce que Jung lui-même rapporta et étudia une grande partie de sa vie. Ils parlent de la présence d’archétypes, figures fondamentales donc, qu’ils détectent dans les rêves de leurs patients, leurs dessins ou parfois dans leurs comportements. Les archétypes sont les fondations, les guides de la vie psychique.

Ces figures profondes de l’inconscient collectif apparaissent à la fois comme des transmetteurs, des vecteurs éducatifs pour l’âme, ou bien des forces qui vont la tester et tenter de contrecarrer son évolution, car l'impact de la polarité SDS peut remonter très loin dans l'univers inconscient. Dans tout les cas, les archétypes sont intrinsèquement stimulateurs, et les rêves en tant qu'ils se situent "en dehors de la réalité" constituent un mécanisme de questionnement vivant. Les descriptions détaillées de ces archétypes les présentent comme de véritables structures autonomes, se mouvant aux abords et dans la psyché ; finalement, comme de réelles entités influençant la psyché, elles-mêmes influencées par cette dernière (une nouvelle fois, nous retrouvons le parallèle avec l'égrégore et l'action que le prédateur peut avoir sur celui-ci)...

 

Dans la pensée SDS tout un pan de la figure du dragon est associée au démon, au diable qui gouverne notre monde. On lui oppose de temps en temps la facette du gentil dragon dompté qui est au service de celui qui contrôle ses pulsions et emploie ses forces converties pour sauver l’humanité. La version SDS attribue donc au dragon deux aspects correspondant à la vision SDS positive et SDS négative.

 

Avec ces deux facettes du dragon, la prédation nous trompe et cache derrière cette dualité son vrai visage. Si celui-ci a effectivement deux visages, ceux que nous rencontrons dans les profondeurs de notre psyché, sont reliés par une toute autre relation.

 

 

Nous allons voir en quoi consiste cette distinction et démêler les images du Diable, de Satan, Lucifer, Ahriman, Belzébuth, etc. incarnant pêle-mêle les forces du mal dans la version servie par le consortium SDS. Nous allons voir aussi au fil de cette analyse, que l’initiation et le symbole du dragon nous emmènent bien plus loin que cette version du dragon méchant et du dragon gentil.

 

Le porteur de lumière dans le monde à l'envers

 

 

Les psychologues dont nous parlions, ces explorateurs de l’âme individuelle et collective, ont identifié un personnage qu’ils dénomment parfois le magicien raté dans lequel, à bien des égards, nous pouvons reconnaître l’ange déchu. Cette découverte n’est pas étonnante. L’ange déchu est celui qui a perdu contact avec sa réalité multidimensionnelle, et qui conserve malgré tout une certaine connaissance en ce domaine. Quand l'ange déchu que nous sommes renonce à trouver ses ressources dans une réalité étendue, il tombe sous le joug de la prédation SDS et tyrannise l’esprit humain.

 

Sand et Jenaël évoquent dans leur premier cahier sur le site Un futur différent, que la conscience humaine de troisième densité est le siège d’une confrontation entre une tendance SDS+ (SDS positif), associée à Lucifer, et une tendance SDS-(SDS négatif) représentée par le Diable. Nous pouvons dire que nous avons là une description ésotérique du Diable (ou dé-mon, mon-de à l'envers) et de Lucifer, ainsi que de la relation de ces deux figures.

Lucifer ("luce") symbolise le porteur de lumière, cet archétype concentre en lui le fait qu’en nous plongeant dans l’expérimentation, en ayant "la tête dans le guidon" nous pouvons être malgré tout encore imprégnés d’un certain lien avec la Connaissance. Lucifer matérialise donc le choix toujours possible entre l'orientation SDA (Service D'Autrui) et l'orientation SDS (Service De Soi).

 

Mais notre partie luciférienne, ou stade luciférien, ne donne pas systématiquement lieu à une démarche sincère d'acquisition de la Connaissance. Cette partie va souvent stagner, et l'individu avec, dans un statut-quo "amour et lumière" assimilable à la volonté moralisatrice des religions. Elle se cantonnera finalement à désigner ce qui est bien et ce qui est mal, laissant au Diable le rôle d’incarner le mal, mais surtout de manifester le déni auquel se résume la posture luciférienne lorsqu’elle ne débouche pas sur le processus initiatique. Processus qui comme nous l'étudierons plus loin consiste justement à tirer les leçons de notre passage dans le chaudron SDS et à alchimiser les forces qui habitent notre psyché.  

 

Quant au sens ésotérique du diable, il représente tout ce que l’on ne veut pas voir en soi et que l’on rejette à l’extérieur. Il est par conséquent synonyme de division, c’est d’ailleurs le sens étymologique du mot diable ("signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « qui détruit »" Wikipédia). C’est l’abandon complet de la lumière, et en ce sens il correspond a un positionnement plus radical, que celui conféré à l’ange déchu luciférien. C'est le stade de la psychopathie, du matérialisme à l’extrême, manifesté entre autre par les portails-organiques et dans lequel certains humains peuvent glisser depuis le stade luciférien.  

 

Que pouvons-nous dire sous l’éclairage de ces observations dans le cadre d’une étude sur la symbolique du dragon et sur une dynamique issue de la dualité ?

 

Lucifer illustre le choix d’accepter ou non les initiations qui se présentent sans cesse à nous, ce qui en fait une figure ambivalente. C’est l’ange déchu qui nous tourmente lorsque nous choisissons de reculer devant l’apprenti-sage, et c’est donc l'ensemble des programmes prédateurs qui nous laissent rêver à un monde spirituel sans que nous nous donnions les moyens d'accéder à une véritable spiritualité. Dans ce cas, les programmes lucifériens nous tentent et finissent par se nourrir de notre âme et de notre énergie, depuis l'intérieur comme de l'extérieur. Il en est ainsi tant que nous ne nous reconnectons pas à notre propre source et que nous n'apprenons pas à pratiquer des échanges conscients et équilibrés. Dans ce cas Lucifer permet au Diable de diviser notre intériorité ainsi que notre réalité extérieure de manière de plus en plus forte.

 

Afin de nous conduire à l’acception de l’initiation, des contenus nous sont transmis depuis un plan supraconscient pour élucider les véritables significations des images lucifériennes et diaboliques, préparant ainsi le processus d’introspection et de révélation de la Connaissance.

 

C'est ce que nous comprenons à travers nos rêves et du système d'indices délivré par les synchronicités. Alors Lucifer est l’ange déchu. Il apparaît sous différentes formes et nous signale que l’initiation est là. Même si, selon les circonstances, il est effrayant, sadique, pervers et sanguinaire, il est l’indicateur de ce moment crucial où nous pouvons oser le regarder avec notre partie "demandeuse d’apprendre". Dans ce cas les traces du Diable elles-mêmes s'inscrivent dans un sens plus large, et comme pour celles laissées par Lucifer, elles ont alors tendances à être plus significatives que destructrices.

 

D'ailleurs il est intéressant de constater en se référant aux traditions ancestrales, à quel point la volonté judéo-chrétienne tente d'enfermer l'humain dans le principe diabolique ; la division des polarité :

 

" Dans le manichéisme, le « mal » est à égalité avec le principe du « bien », l'un et l'autre correspondant à dieu. Dans la tradition judéo-chrétienne, le « mal » et le « bien » ne sont pas égaux […]

 

La plupart des religions précédant le christianisme intègrent un ou plusieurs dieux incarnant le mal, qui par certains aspects rappellent le Diable des religions monothéistes. Contrairement à la vision chrétienne cependant, ces divinités ont généralement un double visage et parallèlement à leur dimension malveillante, sont l'objet d'un culte pour leurs aspects positifs." Wikipédia 

 

 

Lorsque nous regardons le monde avec notre ego, lorsque nous sommes fermés à l’information, lorsque nous sommes sous l’emprise de la prédation, alors la peur nous domine et nous ne voyons plus l’omniprésence de l’initiation. Nous appréhendons les données en terme de séparation, de confrontation et nous cherchons à nous protéger ou à attaquer. Dans ce mode nous nourrissons l’ange déchu qui ne veut pas évoluer et qui finit par devenir le Diable. La possession exercée alors sur notre conscience par l’influence SDS ne nous permet pas de faire la nuance entre l’attitude luciférienne et l’attitude diabolique qui engloutit cette première.

 

Lorsque nous sommes accaparés par le programme-Ego et sous l'influence SDS, les images du Diable et de Lucifer sont instrumentalisées. Donc, on ne peut pas réellement dire que ces entités/égrégores sont la polarité SDS elle-même. Elles sont plutôt les vecteurs de la stratégie d'une Super-puissance SDS, puisqu’elles font partie des supports grâce auxquels cette polarité sème peur et confusion. Le cartel SDS contrôle notre espace-temps et permet à certaines espèces qui l'incarnent de se sustenter en énergie.

 

A un niveau global, ces signaux, ces images sont donc utilisés comme impulsions par notre Supraconscience SDA/SDS pour nous réveiller. Mais nous devons savoir comment lire ces symboles et les remettre à l'endroit, car leur déformation par le système prédateur envahit aussi bien le mode conscient que le mode inconscient. C'est justement à cette lecture que nous invite l'initiation, principalement en mode éveillé et conscient car c'est là, surtout, que nous avons un pouvoir de changement, bien qu'à un certain stade nous puissions agir consciemment sur nos rêves.

Il ne se nomment alors plus "rêves" mais plutôt "vision" car l'on devient capable de VOIR. C'est l'aptitude qu'ont les shamans à voyager, et grâce à laquelle la frontière entre ces deux modes s'atténue, livrant les significations qui associent l'univers onirique et l'univers éveillé.

Mais toutefois, atteindre ce niveau de lecture et "marcher entre les mondes" demande patience, volonté et discipline. Il faut commencer par comprendre le sens exact de ces qualités (telles que les enseigne don Juan à Castaneda) avant de les appliquer à notre vie quotidienne, et être attentif à ce que nous racontent ces mondes à travers notre bulle de perception.

 

Dans la vision initiatique où germe l’orientation SDA, le Diable et Lucifer apparaissent avec leur signification, notamment dans les rêves. Prenant diverses formes, ils indiquent une compréhension, un basculement possible vers l’enclenchement des phases finales du processus initiatique, donc celles à proprement parler d’intégration et de transformation.

 

Dans ce cas, le Diable aurait tendance à s'inclure aux contenus lucifériens (le grand méchant loup, la vilaine sorcière, l'ogre, un personnage envoûtant, etc.). Sa vocation à diviser s'inscrit alors dans une logique à laquelle nous donnons sens. Toutes ces figures nous placent devant le choix de s’engager ou non dans la finalisation de l’initiation, ce qui est bien le sens premier de l'archétype luciférien.

 

Elles peuvent faire peur, chercher à nuire, semer chaos et conflits, se venger si elle n'obtiennent pas se qu'elle veulent… De toute manière si nous ne prenons pas note du message que nous délivre leur présence, nous en ferons les frais. Mais ouverts aux signes nous sentirons les impulsions qu'elles suscitent et nous nous préparons alors à la transformation.

 

 

Pour résumer, Lucifer illustre la confrontation face au choix de saisir ou non l'information et de changer. Il illustre aussi l'attitude fourbe (cachant une peur) qui mime le détachement et donne l'air d'avoir opté pour le changement.

Le Diable illustre un processus de division, d'inversion qui se traduit par la terreur, l'atrocité, la haine.

L'initiation est un processus de transformation (processus christique) qui consiste à retrouver "le bon sens" et à dépasser les peurs que le Diable, et Lucifer, mettent en travers de notre cheminement dans cette direction.

Quand le prisme SDS se renforce, lorsque nous sommes incapables de décoder les signes qui nous sont donnés par notre Supraconscience, Diable et Lucifer se confondent et nous enferment dans la terreur et la fascination. La guerre entre le bien et le mal, tend à devenir une guerre du mal contre le mal, voyant le Diable l'emporter.

 

 

Ces figures ont souvent trait au secret de l’immortalité et de la régénération, donc au mystère ; c’est à dire qu’elles nous évoquent "un pouvoir perdu". L’ange déchu tout comme le vampire, nous séduisent car ils gardent une part du pouvoir SDA (ou en tout cas, en tant que vecteurs de psychopathie, savent le mimer à la perfection !), la part que de nombreux individus recherchent intimement. Prenant goût à l'emprise qu'ils ont sur nous, ils peuvent nous tyranniser pour nous garder sous leur coupe, ce qui correspondra donc plutôt au versant SDS-diabolique.

 

Le risque de se méprendre, d'être effrayé par l'inconnu, perdu dans l'adversité ou tenté de rebrousser chemin, est cependant ce qui donne à l'initiation toute sa force et son sens.

 

L’identification dans un rêve ou dans "la réalité" de certains comportements vampiriques, manipulateurs ou autres, visant à nous terroriser, sont des informations intéressantes. Car munis de la compréhension que l’initiation repose sur une dualité dynamique, ces phénomènes nous signalent la présence d'un enseignement profond à la clé.

 

Il est certes vrai que le monde SDS fausse et inverse les arcanes menant à l'initiation, nous abîme parfois dans l'horreur, et s'oppose à première vue au développement de la conscience. Durant ces lignes, avec le dragon comme fil conducteur, nous allons voir pourtant avec quelle prouesse la vie met à profit le principe duel pour son évolution. C'est un jeu permanent avec les différentes significations, qui demande de sortir peu à peu de tout attachement à une vision statique des faits.

 

En nous basant sur nos expériences, nos investigations et notre propre lecture des signes, nous montrons comment le système SDS, joue de son coté aussi, sur le sens des événements et des symboles, et comment il pose des masques déformants sur le vrai visage de nos archétypes.

 

Les consciences SDS ne sont pas "au courant" qu'elles répondent à une intention créatrice qui motive l'ensemble du mécanisme de transformation. Les barrières qu'elles disposent entre notre conscience et le vrai visage du dragon initiatique, accumulent en réalité, une part des forces nécessaires au futur processus interne. Le dragon comme d'autres archétypes est porteur d'un processus c'est à dire quelque chose dont le mouvement remet en question les idées arrêtées. Le vrai visage du dragon est donc celui du changement, de la métamorphose, c'est celui de la voie SDA (dont la particularité est d'englober la dimension SDS qu'elle "utilise" à des fins évolutives).

Ici réside la différence fondamentale entre polarité SDA et polarité SDS, différence qui est au cœur du dualisme créateur : d'un coté nous avons affaire à l'aspect dynamique et de l'autre à l'aspect statique et répétitif.

 

Comme le premier englobe le second, ces deux aspects vont nécessairement de pair. Nous mettrons en évidence, comment le processus initiatique – tel un organisme utilisant à son profit la présence de parasites – se fonde en partie sur la prédation et parvient à l'intégrer.

 

La vallée : l'exemple illustrant la dualité dynamique

 

 

Cette vision de la dualité abordée ci-dessus, peut sembler paradoxale pour l’entendement humain. Cela est logique et c’est le rôle de la véritable spiritualité que de nous mettre face aux paradoxes auxquels se heurte notre perception engluée dans l’expérience. Ceci afin de solliciter l’alignement de toutes les composantes de l’individu et sa faculté de transcendance.

 

Voici un exemple emprunté à la philosophie taoïste traitant de la notion de paradoxe inhérent à la dualité. Dans l’enseignement imagé de cette pensée, l'exemple qui suit sert à illustrer la synergie du Yin et du Yang.

 

 

Imaginons que nous avançons en suivant le creux d’une vallée. Celle-ci est le chemin de l’initiation. La vallée est orienté est-ouest. Nous marchons vers l’Ouest, vers la vraie lumière, vers la vraie obscurité détenant les clés de la renaissance. Deux montagnes bordent la vallée, chacune avec l'un de ces versants.

 

D'un coté, au nord de la vallée, nous avons le versant SDS, c'est celui qui reçoit la lumière du Sud que nous pouvons associer à la fausse lumière de l'illusion dans laquelle baigne notre réalité de 3D. C'est le coté Yang. Il a trait aux conditions de l’expérimentation, aux impulsions que celle-ci suscite et qui nous incitent à nous poser des questions et changer de fonctionnement, à aller vers l'autre versant.

 

De l’autre coté, au sud de la vallée, nous avons le versant SDA qui reste, selon nos perceptions, dans l’ombre la plupart du temps. Le coté SDA a trait à la progression spirituelle qui caractérise l’initiation. C'est le côté Yin, le côté féminin, et si ce côté est obscur, c'est qu'il est le versant de la vraie lumière, la lumière complète que nous n'avons plus l'habitude de déceler. C'est dans son obscurité, que se fait l'alchimie et que prend forme la Connaissance. Quand nous cheminons sur ce versant de l'initiation, c'est que nous nous apprêtons à renaître car nous avons fait le choix d'orienter notre évolution au service d'autrui.

 

Lorsque nous parlons d'expositions Nord et Sud, nous sommes habitués à concevoir l'exposition Sud comme chaude et lumineuse et l'exposition Nord comme froide et ombragée… Pourquoi ? Simplement car notre élément de référence est la montagne. Comme le démontre cette analyse de la vallée, il nous suffit de changer de point de vue pour nous rendre compte que notre référentiel peut lui aussi changer du tout au tout.

 

Donc selon ce référentiel "matriciel" le coté nord de la vallée, le coté SDS contient également le potentiel de révélation, de transformation qui réside dans cette obscurité puisque symboliquement le Nord renvoie à l'ombre.

 

Et vice et versa, de son coté, le versant sud de la vallée contient cette fausse lumière, il l'intègre dans la perception globale qui le caractérise par notre conditionnement à assimiler la lumière du soleil à la face sud.

 

Ce sont le point noir qui ressurgit à travers le blanc, et le point blanc qui ressurgit à travers le noir...

 

Grâce à la métaphore de l'exposition lumineuse de la vallée, nous pouvons ainsi comprendre que le lien qui unit la vraie et la fausse lumière est à l'image parfaite du Yin-Yang, c'est à dire que les mondes SDS et SDA s'interpénètrent afin de manifester un mouvement perpétuel.

 

Nous pouvons ainsi comprendre que tous nos conditionnements et les expériences qui en découlent peuvent répondre à la symbolique du Yin-Yang.

 

Cela nous a paru absurde au début de présenter la lumière associée la polarité SDS et l'ombre à la polarité SDA. Mais nous avons saisi, qu'il fallait justement sortir de nos schémas et cette vision d'interpénétration s'est imposée comme une évidence. Nous nous sommes rendus compte au travers de l'étude de cet exemple, que l'inversion qui préside à ce monde, dans lequel elle est poussée à l'extrème, devait être débusquée partout, même dans les opinons les plus admises.

L'enfer, les ténèbres, l'Abzu de Enki, la grotte initiatique des Amasutums, le monde d'en dessous qui répand sa conscience partout, n'est-il pas l'endroit où se révèle la vérité, l'endroit depuis lequel nous voyons enfin clair ?

 

Et le monde de la fausse lumière, de la matrice artificielle n'est-il pas le véritable enfer ? Nous retrouvons justement cette inversion (ou plutôt mise à l'endroit) dans le film Matrix ; ceux qui sont libres habitent les profondeurs de la terre, un monde qui se montre tel qu'il est ; et ceux qui sont asservis ne voient pas l'enfer qu'ils nourrissent, avec ses deux cotés, SDS+ et SDS-, car ils sont hypnotisés par le fausse lumière, le programme SDS+ bien lissé de la matrice de contrôle.

 

Dans le film, Morpheus montre à Néo la surface de la Terre où règne une ambiance sombre de désolation. Ce qui est montré là c'est la fausse obscurité, le coté SDS-, la projection de nos peurs, c'est à dire la peur de l'obscurité créée et entretenue par la polarité SDS. Celle qui nous tient en arrière, qui nous fait rebrousser chemin et aimer la lumière tronquée, l'autre polarité pervertie de la matrice SDS.

 

Le pouvoir créateur attribué à la vraie obscurité/vraie lumière (ici lumière et obscurité sont une seule et même chose) capable d'incorporer la fausse lumière et la fausse obscurité qui s'opposent virtuellement, est notamment visé au travers du rituel de la guerre. Que ce rituel soit perpétué entre humains, contre l'écosystème ou l'équilibre social, l'image négative de la destruction qu'il produit, basée sur un détournement de la notion de sacrifice, porte atteinte à l'acceptation du principe vie/mort/vie intrinsèque de l'évolution, à la puissance de transformation que contient l'univers obscur interne.

 

Ce genre de réflexion amène à questionner l'emploi de nombreux mots qui nous trompent et/ou à en trouver d'autres plus justes pour décrire notre réalité dans le bon sens.

 

La métaphore de la vallée renferme le principe initiatique, puisqu’elle nous apprend à découvrir notre partie SDA connaissante qui sommeille, qui se reflète dans nos expériences du monde de la matière, le versant SDS. En effet nous pouvons saisir dans ce versant, bien qu'il soit le règne de l'illusion, l'étincelle d'une intelligence qui vivifie l'univers et l’ordonne, une force cohésive obéissant à un principe dynamique. Et cette intelligence c'est celle qui nous anime également.

La familiarité avec cette force qui habite le monde nous offre la possibilité de prendre du recul sur le versant SDA et de participer à un vaste mouvement qui suit des lois de différenciation en même temps que de gémellité. L'acceptation de la force SDS telle qu'elle est, nous ouvre progressivement aux phases alchimiques et à leur pouvoir, nous côtoyons de plus en plus souvent le versant SDA et son immensité.

 

Cette parabole, en nous exposant la cohérence profonde du processus, nous dévoile l’importance de nous abandonner complètement, le moment venu, à la guidance de cette part qui sait, et donc à l’inconnu, à l’obscurité interne. Cette entrée dans la dimension alchimique et chamanique de la conscience révèle notre affinité avec l’Anima Mundi (l’âme du monde). Nous avons ici le secret de la Lumière Noire (l’éther) et du mystère des Vierges Noires, des Dames-de-Sous-Terre (nous développerons ce sujet prochainement en rapport à d'autres investigations).

 

* * *

 

Nous l’avons vu, la prédation SDS détourne, inverse les significations des symboles afin qu’ils servent les concepts truqués de bien et de mal (SDS+ et SDS-). Elle agit ainsi afin d’emprisonner la conscience humaine dans de fausses problématiques.

 

Les entités multidimensionnelles qui incarnent le mal par leur apparence physique, et qui sont possédées par la polarité SDS, cultivent le terrain des expérimentations qui nourrissent les égrégores de peurs engendrés par la division bien/mal. Ce sont principalement les lignées Gina’Abuls reptiliennes. Celles qui vont revêtir plus particulièrement l’apparence du dragon et personnifier le mal, sont les Dracos provenant de ces mêmes lignées.

 

 

Nous allons maintenant aborder un phénomène que nous approfondirons dans la deuxième partie : comment ces manifestations extérieures, utilisant le parasitage psychique, nous stimulent et nous poussent à changer et à apprendre de nouvelles leçons. De manière générale, nous allons voir comment le processus initiatique se met en place et comment il est relayé par la vision SDA, c’est à dire la vision dynamique qu'ensemence le symbole du dragon.

 

Quelque soit notre niveau de conscience, quand nous vivons une expérience nous avons tendance à nous attacher à notre création. Au même titre qu'un enfant s'attache au bonhomme en pâte-à-modeler qu'il vient de réaliser, ou qu'un groupe d'amis qui investissent tous leurs espoirs dans la création d'une ferme biodynamique, ou encore qu'un individu s'attachant à la société d'extraction pétrolière qu'il manage. Cela est caractéristique de l’expérimentation puisqu’elle nécessite toujours une certaine forme de stabilité, d’inertie, et donc d’accoutumance, puisque nous avons besoin d’un temps plus ou moins long consacré à faire le tour de cette expérience. Les espèces prédatrices peuvent manifester à l’extrême cette tendance qui aboutit au contrôle et à la destruction.

 

On peut dire par conséquent que l’expression SDS, quand elle est portée par une espèce, par des individus, est en quelque sorte la personnification d’un caractère propre à l’expérimentation. On peut définir l’expression SDS comme le caractère intrinsèque du vécu brut. Et, pour bien marquer la nature de ce vécu, cette polarité est parfois extrapolée au travers de certains cas qui la portent à son paroxysme. Il s’agit du phénomène de polarisation, de focalisation, que la conscience rencontre et engendre nécessairement pendant le rapport direct à l’expérience. Les effets antagonistes et entropiques de cette polarisation s’atténuent quand le niveau de conscience croît. Mais quelque en soit le niveau, c’est un passage obligé que se crée l’esprit pour expérimenter, qu’il réitère maintes fois pour évoluer.

 

Le Dragon a donc un autre visage qui englobe celui que nous venons d’exposer, ce visage plus complet intègre la dimension dynamique et symbiotique que nous énoncions en introduction. Cet aspect sollicite directement la réceptivité, la réminiscence du processus de transformation inscrit dans la psyché et la génétique, et dont la conscience dispose pour progresser.

 

Cette ouverture à l’initiation et au mouvement, définit l’attitude SDA avec laquelle nous tirons profit du versant SDS, qui marque donc de son sceau toute expérience.

 

Ce que nous appelons initiation est un parcours dans lequel certains individus sont guidés et par lequel la vie se révèle, parle et livre une connaissance à celui qui apprend à lire ses messages. Pour ce faire, la vie use de tous les langages et se montre alors sous la forme d’une science primordiale diffusée en de multiples occasions. La particularité de la Connaissance initiatique est qu’elle doit être ressentie et intégrée par l’individu tout entier. L’individu étant partie prenante de l’univers, l’initiation est donc une reconnaissance de nos capacités et de notre lien à l’univers. Elle apporte de ce fait une autonomie, elle enclenche ou réamorce un mouvement dans lequel l’important n’est pas tant d’avoir appris, mais d’apprendre, et finalement "d’apprendre à apprendre".

 

Une initiation peut être la succession de plusieurs séquences initiatrices, de plusieurs expériences plus ou moins longues qui se regroupent sous une thématique majeure. Chaque séquence est de toute façon caractérisée par un cycle d’initiation. Ce cycle passe par l’expérimentation où sont sollicitées intuition et écoute (les qualités féminines précurseurs), l’impulsion de la prise de conscience, puis la maturation et la transformation qui nous préparent à un nouveau cycle d’apprentissage (autres aspects du pouvoir féminin créateur qui intègre la composante destructrice et en fait une force de recyclage).

Certaines séquences initiatiques sont plus longues et descendent dans ce cas plus en profondeur. Marquant un tournant crucial dans nos conceptions, elles s’accompagnent généralement d'un bouleversement de notre bulle de perception.

 

 

 

David et Hélène

Télécharger
Dragon-1.pdf
Document Adobe Acrobat 207.1 KB

Écrire commentaire

Commentaires: 3
  • #1

    Vyninho (samedi, 25 mars 2017 17:22)

    Magnifique ! Tellement parlant, vibrant dans mes gènes.
    Cette première partie, me nourrir, merci de votre perspicacité et compréhension de la vie.

  • #2

    Fabienne g (vendredi, 31 mars 2017 13:51)

    Effectivement c'est trés pénetrant , en ce qui concerne de faire face a l'obscurité dans la grotte
    j'aimerais en faire autant, car peur du noir!
    Mais le probléme cela se déclanche en terreur nocture pendant mon sommeil , donc je n'ai aucun contrôle!
    Je me réveille et je hurle en suppliant d'allumer le lumiére .Je terrifier toute la famille en pleine nuit. Ma dernière crise de panique était en novembre.
    Maintenant , je suis seule la nuit , mes enfants sont parties de la maison vivre leurs vie
    Alors je dors avec une veilleuse, C'est tellement puissant , que je me dit que je vais mourir sur place..Ensuite dés qu'il y a la lumière je me rendors.J'ai vraiment trés peur du noir et j'aime pas l'eau qui coule cela m'enerve c'est trop bruyant..
    Je vais lire la deuxième partie..Merci Magnifique je vais me l'imprimer car a l'ordi j'ai mal au yeux.
    A lire et a relire...
    Tendrement , Chaleureusement♥
    Fabienne.

  • #3

    Suzanne (mercredi, 26 avril 2017 09:11)

    L'utilisation de la métaphore de la vallée avec ses points cardinaux m'a fait penser à une expression qui, je pense, est aussi à voir dans l'inversion: "être à l'ouest". Merci pour vos riches écrits et pour tout le travail qu'ils représentent.