Chapitre III, 2ème partie - Accepter l'inacceptable !

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Une journée balisée par les animaux

 

Pour commencer, je vous donne l'exemple détaillé de cette journée parmi tant d’autres, illustrant la ténacité et la fréquence de l'interaction des animaux avec mon quotidien. Celle-ci eut lieu il y a déjà plus d'une année, j'étais donc encore végétarienne.

 

 

La biquette

 

Tout d’abord situons le contexte de cette histoire "à devenir chèvre" ! Une personne nous propose un parc temporaire pour les chevaux. Dans ce parc il y avait une écurie… Et dans cette écurie, une biquette abandonnée… Le tout appartenait à un papi qui perd la boule et finit ces jours dans une maison de retraite. Et quel était son métier ? Il tenait la boucherie chevaline du coin ! Ben tiens… On nous propose donc de mettre nos chevaux sur le lieu où tous ces animaux étaient engraissés pour finir à la boucherie !

 

Comprenant de mieux en mieux ce que j'ai à dépasser par l'intermédiaire des animaux, cela ne m’étonne pas du tout d’atterrir là, chez le chevalin (comme l’appelle les gens d’ici) ! Une vieille biquette naine avec des problèmes de dents et les articulations déformées a été laissée sur le lieu. Depuis plus de huit ans, elle se débrouille. Heureuse de retrouver des chevaux, elle se fond vite dans sa nouvelle famille et adopte les deux poulains.

 

Nous nous attachons de plus en plus à elle, mais il n’est pas concevable de l’emmener avec le troupeau lors du prochain changement de parc puisque, ailleurs, il n'y a ni abri et ni grillage pour la protéger de chiens désireux de se mettre une petite chèvre sous la dent ! Plus le moment de les enlever approche, plus la culpabilité de la laisser à nouveau seule, grandit. Je suis confrontée au choix de lui trouver un lieu pour ses vieux jours ou de ne rien faire par peur d’interférer dans son chemin de vie.

 

Je ne peux m’empêcher de tenter quelque chose... Je sonne à la porte d’une maison où il y a des moutons nains. Le contact s’établit facilement et le couple très attentif à cette histoire, me dit : "A l’époque, nous avions deux biquettes qui venaient du chevalin, elles étaient peut-être les sœurs de celle-ci... On vient la chercher aujourd'hui !" Et chose dite, chose faite ! Étonnée de la simplicité et de la rapidité à laquelle les évènements se sont déroulés, j’étais rassurée de la justesse de mon initiative.


Mais quelques jours plus tard, je reçois un coup de fil. Le couple navré, me raconte que malgré son âge et ses malformations, elle a déclaré la guerre aux brebis ! En se battant avec le bélier, elle s'est fendue une corne ! Elle revint donc blessée à la case départ. Le poids de mon ingérence était lourd à supporter.

 

L'oiseau

 

Nous prenons la voiture, David conduit trop vite à mon goût et je lui explique ce qui se passe en moi lorsqu’il y a des oiseaux sur la route. Je sais qu’il les a vus et qu’il n’a pas l’intention de les écraser, mais une peur me tenaille...

 

David me fait part de son point de vue : "Ce serait intéressant que tu comprennes l’origine de ce cercle vicieux que tu vis à répétition. Les entités prédatrices se régalent de l’énergie que créent tes émotions, et cela durant plusieurs heures !"

 

Je me retenais de l’envoyer bouler car j’avais conscience que tout ce qu’il me disait était juste. J’étais irritée, je savais que les animaux sont l’appât qui sert à me harponner depuis les sphères prédatrices de 4ème densité. Je l’ai vécu des milliers de fois, mais je me sentais tellement désemparée avec mes œillères sur ma voie sans issue !

 

Après cet échange, j’étais anxieuse à l’idée qu’il pouvait se passer quelque chose avec les oiseaux. Et bien ça n’a pas loupé, et avec un oiseau de taille : un faisan ! Sur une route étroite, il cherchait une issue à travers un grillage très haut. Il essaya de s’envoler une première fois mais se heurta au grillage et retomba. Et là je demande expressément à David de ralentir. Le faisan, un peu moins paniqué, trouve un trou, passe à travers le grillage, puis s’envole.


La symbolique de cet événement est intéressante si l'on s'imagine à la place du faisan : soumis à la peur, nous sommes aveuglés et gardés prisonniers des filets de la Matrice. On a beau tenter de s'élancer, nous nous heurtons à cette limite. Par contre, quand nous cessons d'être manipulés par nos peurs, un recul et une vue d'ensemble deviennent possibles. Cela nous permet alors de distinguer le passage à travers le grillage de l’illusion et même de s’envoler vers une nouvelle réalité.

 

Loukoum la jument

 

Sur le retour nous passons voir les chevaux dont nous nous occupons, ou plutôt les chevaux qui s'occupent de nous... Que ce soit sur le plan de l’émotionnel, de la compréhension ou de la guérison, ils exercent leur rôle à la perfection !

 

Loukoum est une jument avec qui j'ai un lien très étroit depuis sa naissance. Elle a 15 ans et depuis maintenant plus de 5 ans, elle développe de l’arthrose dans les membres. Et ce jour-là, elle avait
beaucoup de peine à suivre le troupeau car chaque pas lui provoquait une douleur intense. Une nouvelle fois, face à mon impuissance à pouvoir la soulager, des émotions oppressantes me mettaient en état d’hypoglycémie... J'étais face à ma raideur, à ma difficulté à lâcher le contrôle quand le changement se fait sentir.

 

Les rats

 

Toujours dans le champ des chevaux, je trouve un rat tout juste mort avec du sang dans la bouche. Un rat empoisonné. Je me sens très proche de cet animal puisqu’étant ado, j'avais comme animal de compagnie une "ratoune" nommée Isis qui vivait avec moi, ou plutôt sur moi ! Elle faisait la sieste dans mon cou et la nuit, elle dormait souvent dans mon lit, blottie en boule contre moi. Nous avions une relation fusionnelle, comme cela peut exister entre un humain et un chien.


Elle est morte une nuit où justement je ne l’avais pas prise avec moi, je l’ai retrouvée les deux mains sur les barreaux de sa cage ! De toutes les morts que j’ai connues (chiens, chevaux, humains), c’est celle qui m’a fait le plus souffrir. Je me sentais tellement coupable... Un détail intéressant dans cette aventure est qu’à l’époque, je trouvais la cage d’Isis belle et originale. Elle était faite de courbures et les barreaux étaient teints en... ? Doré ! Elle est morte les mains sur les barreaux de sa prison dorée. Cette image douloureuse qu'Isis est venue matérialiser sous mes yeux était sans aucun doute une mise en garde de ma Supraconscience. Voulais-je vraiment mourir dans la "prison-matricielle" dorée ?

 

Ce petit rat que je trouvais ce jour-là empoisonné, me remémorait la mort d’Isis. Ils me renvoyaient tous deux à cette colère ou même cette rage envers l’humain qui profite, maltraite, abandonne, tue, torture, mange les animaux considérés comme inférieurs..., émotions que je revisite sans-cesse tant que je dépends des lois de 3ème densité !


A quel type d’êtres cela me renvoie ? Aux bons GROS PREDATEURS ! Depuis gamine, je cultive une haine contre l’humain qui détruit sa propre mère, la Terre. C'est seulement à présent que je prends conscience que ce cercle vicieux dans lequel je m’enferme, est dû à une incompréhension. C’est ma réaction à la souffrance qui maintient cette haine ainsi que la non-acceptation de la réalité dans laquelle j’évolue.

 

Ce lien de prédation existe sur tous les plans et fait partie de l'équilibre de l'univers : ce qui se joue entre l’humain et l’animal existe exactement de la même manière entre les prédateurs de 4ème densité et l’humain. Ces prédateurs hyperdimensionnel ont besoin de notre énergie émotionnelle pour vivre. Donc grâce à leurs technologies de pointe de Mind Control qui pénétrent notre champ psychique, ils agissent à travers notre ego et suscitent les émotions bien denses dont ils ont besoin. Nous sommes donc des moutons nourris par l’illusion de la Matrice et gardés par nos bergers qui, en nous faisant croire en leur guidance, nous mangent en fait un par un...


Donc objectivement, que ce soit l’humain qui mange ses moutons ou bien le reptilien qui mange ses humains, c’est du pareil au même ! C’est le même fonctionnement, la même mémoire, les mêmes programmations, donc la même génétique.


Ainsi, ce GROS PREDATEUR contre lequel je me bats, fait entièrement partie de la génétique humaine ! Et pas de chance, j’appartiens à cette race ! Une partie de moi est donc ce prédateur à qui je voue une haine démesurée ! Pas étonnant que ce système fonctionne si bien pour nous garder prisonnier du cercle vicieux. Ces personnes dont je faisais partie, qui s’appliquent, par le biais de rituels, à chasser cette énergie reptilienne, se battent en fait contre des moulins à vent ! Voire mieux, ils fournissent eux-mêmes l’énergie aux prédateurs.


Voilà qu’aujourd’hui, j'intègre un peu plus profondément cet enseignement manifesté par tous ces animaux. Comme quoi, les leçons d'une expérience peuvent émerger bien plus tard !

 

 

Culpabilité, l'arme redoutable de la prédation

 

Je vais aborder ma perception actuelle de mon lien à la souffrance et au stress animal. Cette nouvelle vision que je découvre depuis peu, me permet d'explorer la réalité sous un autre angle.

Elle peut rebuter, faire frémir celui qui reste cramponné à sa paire de lunette 3D (tout comme moi il n'y a pas si longtemps !). Elle nous pousse à voir et vivre différemment ce que nous jugions auparavant inconcevable, immoral, intolérable... Car c'est bien en s'affranchissant de toutes les barrières basées sur des millénaires de conditionnements dont font partie les notions de concevable, moral et tolérable, que notre âme peut sortir de ce cycle de destruction programmé.

Il faut regarder l'écran sur lequel se déroule le scénario depuis les derniers sièges de la salle : ma culpabilité, ma peur de faire souffrir les animaux sont sollicitées en permanence et me plongent avec une répétition hallucinante dans ces situations qui me mettent si mal. Mes proches m'ont d'ailleurs souvent fait remarquer qu'en ma présence, les scènes avec un animal en détresse sont récurrentes !

 

Ces incidents intelligemment orchestrés viennent remuer le couteau dans mes plaies les plus douloureuses et les plus ancrées. C'est donc par cette culpabilité et cet attachement que la Matrice SDS (au Service de soi) me tient. En m'attrapant par là où ça fait mal, le système prédateur tente de me détourner de quelque chose d'essentiel...

 

Chacun a son programme qui ouvre une faille dans laquelle la prédation s'engouffre, mais la richesse de ces attaques est telle qu'elles nous offrent l'occasion de découvrir une clé de l'épreuve libératrice. Car si ces expériences sont cycliques, c'est bien que ma Supraconscience cherche (par le biais de la prédation) à me faire voir quelque chose que jusqu'à présent je refusais de regarder en face ! Elle me tend une perche en m'indiquant précisément où se trouvent les racines de cette d'illusion, donc par rapport à quels événements il me faut redoubler de vigilance.

 

Le piège et son contraire, la libération, se trouvent toujours dans nos plus grandes blessures. Donc, tant qu'il me serait inconcevable de visiter mes plus grands tabous, je resterais piégée. Il ne tenait qu'à moi de changer mes croyances, c'est-à-dire mes perceptions de cette réalité de troisième densité ainsi que mes actes qui en découlent... Facile à dire !
Il est sûr que cet effort permanent d'ouvrir grand les yeux pour distinguer le balisage du sentier au milieu d'un épais brouillard est parfois épuisant et douloureux, mais la récompense est à l'échelle de nos efforts. Quand nous gravissons un palier, la brume retombe et nous offre une vue d'ensemble sur un nouveau paysage.

 

Si j'observe rétrospectivement, lorsque j'ai tout mis en œuvre pour consommer de la viande d'animaux qui n'étaient pas passés par un abattoir, j'ai dépensé une énergie émotionnelle à ne pas en dormir la nuit. Et en plus, le seul agriculteur qui rendait possible ce à quoi je m'attachais (puisqu'il tuait ses cochons dans leur parc sans qu'ils n'aient le temps de stresser), ne donnait plus signe de vie malgré notre accord et toutes mes relances. Je fus obligée de lâcher cette option et de visiter pleinement la culpabilité de manger la viande d'un animal ayant fini ses jours dans un abattoir.

 

Toujours en gardant cette vue d'ensemble, que se passait-il ? Je cherchais à tout prix à esquiver cette déchirante culpabilité de faire souffrir un être et la vie m'y remettait systématiquement le nez dedans ! Mais moi, engluée dans mes jugements d'inconcevable, d'immoral, d'intolérable, je freinais des quatre fers quant à l'exploration de cette voie...

Ayant maintenant pris conscience que cette culpabilité me maintenait prisonnière du cycle entropique, mon comportement changeait peu à peu. À la différence de l'époque où j'obéissais aveuglément à mes blessures (donc à mon prédateur), je m'applique avec tout le recul qu'il m'est possible de prendre, à identifier ce besoin jusqu'à présent inconscient, de fuir ma culpabilité en agissant sur l'extérieur.

 

Cela ne veut pas dire que je souhaite encourager les actes de barbarie envers les animaux. Mais tant que possible, tenir compte des signes qui se mettent en travers de mon chemin, m'indiquant un contrôle excessif de ma part et ainsi être très très vigilante à ne pas continuer à me faire menotter par ma culpabilité. Donc si ça doit passer par là, j'accepte de manger la viande d’élevage intensif, mais pas dans le déni. Le plus consciemment possible !

J'ai pu constater la répétition de ce schéma, à intensité variable en fonction de ma capacité à intégrer la leçon de vouloir contrôler et atténuer la souffrance de l'animal.

Par exemple, je fus invitée au restaurant, mais la viande n'était ni bio ni locale et il m'était impossible d'en savoir plus sur sa provenance exacte et le type d'élevage, donc dans quelles conditions l'animal avait vécu. Mon premier réflexe était de sortir de table pour chercher ailleurs, voir même rentrer me cuisiner quelque chose à la maison. Et c'est ce qu'attendait le système de contrôle SDS : que je lui cède mon énergie émotionnelle de colère et de frustration tout en s'assurant que je fuyais une fois de plus ma culpabilité ; donc que j'en restais prisonnière. A l'heure actuelle, observer ma culpabilité envers cet animal et décider de traverser l'épreuve qui m'est proposée, devient possible...

 

 

Co-évolution proie-prédateur

 

Depuis que je remange de la viande, je mange beaucoup plus consciemment. Les végétaux aussi méritent la même attention, mais ingérer un être que je sens très proche de moi me plonge 45automatiquement dans une attitude plus présente à ce qui se passe dans mon corps et dans le subtil, dans la synergie entre nos âmes... Cela me renvoie aux chasses autochtones basées sur un profond respect de l'animal qui s'offre. Une communion naturelle avec lui via la Supraconscience, est décrite dans le texte qui suit comme " le troisième terme du triangle de communication " :

 

"... Entre le chasseur et l’animal chassé, il y a une identité invisible que notre concept occidental de personne peut permettre d’exprimer. L’humain et l’animal ont tous deux une intériorité, la capacité d’avoir des intentions et de les déployer dans l’action. Tous ont des règles organisant leurs groupements sociaux. Cette similitude permet la communication, même si, la plupart du temps, les caractéristiques physiques distinctes rendent celle-ci difficile et requièrent des moyens spécialisés disponibles dans des répertoires rituels.

Mais en plus de l’humain-personne et de l’animal-personne, existent d’autres personnes animées situées dans d’autres dimensions ou espaces et qui, de ce fait, se donnent très rarement à percevoir, mais qui constituent le troisième terme du triangle de communication au sein duquel fonctionne la chasse autochtone..." Les spiritualités autochtones

 

Assumer pleinement mon rôle de prédateur vis-à-vis de l'animal que je mange, permet, au fur et à mesure que je me dégage des œillères de ma culpabilité, une interaction de plus en plus libre de parasitage émotionnel et donc plus authentique entre nos âmes.

 

Cette interaction, que nous avons choisie d'avoir ensemble sur un autre plan, fait partie du besoin d'expérience de l'âme dans la matière afin d'évoluer. Donc si je me retrouve, comme au restaurant dans cette situation (qui n'était pas consciemment voulue mais spécialement orchestrée par ma guidance), avec dans mon assiette la viande d'un animal qui avait certainement souffert, l'unique et véritable cadeau que je pouvais me faire et lui faire, était de le manger en conscience tout en observant ma culpabilité.

 

L'âme de l'animal et la mienne peuvent alors mutuellement profiter de leur plein potentiel d’évolution ! En acceptant de remanger de la viande, je me sens appartenir pleinement au cycle de la Vie, bien plus proche des animaux et bien moins dans la
lutte.

 

Vu que j'aspire de tout mon être à briser les chaînes qui me maintiennent encore prisonnière de cette réalité déguisée, mon En-Je ne manqua pas de m'offrir les situations idéales d'une précision et d'une profondeur renversantes.

 

Depuis plusieurs mois, je m’occupe "malgré moi" d'une chatte (la fille de la trois-pattes). Elle "appartient" à Angèle, la mamie du village pour qui "un chat ça se débrouille !". J'ai commencé à la nourrir lorsqu'elle eut une portée que personne n'a trouvée et qu'elle n'avait plus que la peau sur les os. Ses trois chatons ayant déjà un mois lorsqu'ils furent découverts, je demandai à Angèle de ne pas les tuer et m'engageai à les caser. Je fus donc présente tous les jours avec les petits chats pour les nourrir et les sociabiliser. Je m'attelai ensuite aux photos, aux annonces ainsi qu'aux échanges avec les nombreuses personnes potentiellement intéressées. Je m'attachais progressivement à ces petites boules de poil et ce fut une épreuve émotionnelle éprouvante que de lâcher le contrôle quant à leur chemin de vie. Je dus les séparer un à un de leur mère et je vécus ce processus riche en angoisses et en enseignements jusqu'au bout.

Mais ce printemps, rebelote ! Le ventre de la Mimine gonfle... Les semaines passant, mon ego avait tout le temps de me ballotter d'une croyance accompagnée de son lot d'émotions, à une autre :

 

"Non, je ne vais pas renouveler cette expérience qui m'avait prise tant d'énergie!"

 

"Mais quand même, je ne peux pas les abandonner à leur triste sort ! Si cette fois-ci on les trouve avant, ils seront plus faciles à donner..."

 

"Et puis, il faudrait faire quelque chose pour cette minette : la faire stériliser, mais c'est un chat sauvage, elle va être traumatisée. Alors je pourrais peut-être lui donner la pilule..."

 

J'étais en train de me faire rattraper par ma culpabilité et perdre les pédales. Je voulais à nouveau contrôler, agir sur l'extérieur plutôt que de voir le sens profond de cette leçon qui venait me chercher sur le pas de ma porte ! En continuant dans ce déni, j'allais "créer" ou attirer à moi, encore et encore ce genre de situation. Pourtant, si j'observais les signes que me renvoyait mon entourage, la marche à suivre m'était clairement indiquée. En discutant avec Angèle de l'avenir des chatons, elle me dit que de toute manière il y avait trop de chats dans le village et que son mari allait s'en occuper. Là encore, je pouvais me battre contre, me révolter ou bien simplement accepter ce qui m'était demandé de traverser, aussi pénible soit le chemin.

       

La minette fit ses bébés pendant les deux jours où j'étais en vadrouille, ce qui m'arrivait très rarement à cette période-là, et Angèle n'avait rien vu. Elle avait "d'autres chats à fouetter" puisque son fils était à l'hôpital. Toutes mes projections, mes doutes et mes peurs se mirent à tourbillonner à nouveau en moi. Il fallait trouver les petits chats rapidement pour ne pas qu'ils grandissent trop... Sur ce, j'aperçus la minette et la suivit jusque dans une grange où je la perdis de vue tellement le foutoir était dense. Je m'immobilisais et l'appelais. J'étais la seule personne en qui elle avait confiance et c'est son ronron qui me permit de trouver ses bébés que nous allions lui prendre.

 

La culpabilité était à son comble et je me sentais complètement désemparée. Avec David, nous commencions à parler des petits chats et je lui expliquais, tout en ayant énormément de mal à me l'avouer, que je m'observais à nouveau ligotée par mon attachement et ma culpabilité. En effet, j’essayais à tout prix de contrôler les événements pour qu'ils souffrent le moins possible. La discussion continua et s'intensifia pour en venir à ce que l'on traversait dans le couple. Et je m'entendis exprimer exactement la même chose pour notre relation que pour les petits chats :
"c'est par mon attachement à toi et ma culpabilité de te faire du mal que je reste immobile et ne fais que perpétuer cette situation d'enlisement réciproque ! Je réprime une impulsion qui me brûle de l'intérieur parce qu'à nouveau, je me sens responsable d'une souffrance probable chez l’autre. A nouveau, je suis ligotée par la culpabilité et l'attachement !!!"

 

La puissance de l'information vibrait maintenant dans tout mon corps ! Je me trouvais devant un carrefour important. J'avais le choix. Soit j'écoutais le message qui ne pouvait être plus clair et me jetais dans l'inconnu : expérimenter l'inconcevable, l'immoral et l’intolérable ! Soit je fermais mes yeux, mes oreilles et ma bouche et m'assurais d'une lente mais certaine atrophie de mon âme !

 

Mes émotions, mon feu intérieur et mon taux d'adrénaline étaient à leur comble. Je brandis mon Épée de Vérité et dis à David : "Maintenant, je n'attends plus ! Je continue sur la trajectoire qui m'appelle et si tu choisis le même chemin, tant mieux, mais si la prédation l'emporte et que nos chemins se séparent et bien il en sera ainsi !"


Dans la foulée je m'en allais voir Angèle, déterminée à lui montrer les chatons et à la laisser se débrouiller. J’indiquais à Angèle où se trouvait la portée. J'allais repartir quand je vis qu'elle n'était pas organisée du tout. Sans réfléchir, je lui dis : "ne touchez à rien et attendez-moi, je vais chercher ce qu'il faut !". Je sentais que je n'avais pas le choix, que c'était maintenant qu'il fallait que j'aide au départ des chatons. Sans cette secousse que je reçus juste avant, je n'aurais jamais été capable d'agir avec discernement. Comme Angèle, avec son rythme de mamie, commençait à
mettre les chatons dans le seau d’eau, je les entendais gratter contre le plastique. À ce moment-là, je sentis que c'était au-delà de mes moyens et lui dis de continuer sans moi.

Je tremblais et respirais profondément, je me connectais à eux, à leur passage. Puis j'observais ma position physique : j'avais les deux mains sur un portail grillagé. Ce clin d'œil me reconnecta instantanément à la culpabilité vécue par rapport aux conditions de la mort d’Isis (mon rat de compagnie) dont je me sentais responsable. Comme si une question m'était adressée :


"Alors cette fois-ci, vas-tu sortir de l'emprise de cette culpabilité qui te maintient dans ta jolie prison dorée ?"

 

Quelques minutes plus tard, je retournai dans la grange, la minette était toujours couchée dans son nid et les petits chats étaient au fond du seau, inanimés. Je supposais qu'il serait mieux pour la mère qu'elle en ait au moins un auprès d'elle pour se rendre compte de leur mort et ne pas les chercher partout. J'en pris un dans mes mains. Il semblait effectivement bien mort quand soudain, je vis sa bouche s'ouvrir grand et son corps se réanimer. Très vite je percutais que j'étais testée jusqu'au bout du bout, et je courus le remettre dans le seau avec les autres. Angèle mit un caillou sur le seau du dessus et je m'en allai dans le jardin.

 

Je tiens à préciser que quand j'explique ce qui s'opère en moi pendant l'action, c'est en fractions de seconde que ça se passe. Je décris la situation avec les mots provenant de mon mental, mais c'est mon intuition via mes émotions qui m’oriente. De plus, j’ai bien conscience qu’une personne ne partageant pas ces mêmes programmes "animalesques" peut se lasser de ces histoires, sauf si peut-être elle fait le parallèle avec d’autres situations symboliquement similaires dans sa vie...

 

Je sentais la justesse de ce qui se passait, mais, après l'alignement et l'action, vint la décompression et les émotions... L'intégration de la leçon (vie de couple et petits chats) s'approfondissait par les larmes. Je n'en finissais pas de pleurer jusqu'à être un "légume" de plus dans le jardin... L'Ange avait tout orchestré à travers Angèle pour que j'en arrive là !


Je trouve ça très impressionnant, quand après-coup on se rend compte des intrications du rôle de la prédation avec celui de la Supraconscience. En utilisant la prédation, ma Supraconscience me balisa le chemin afin que je joue moi-même consciemment le rôle du bourreau qui fait souffrir et donne la mort... D'un point de vue extérieur, on peut se dire que je suis fin prête pour l'asile, mais là est la puissance de la leçon : "accepter l’inacceptable". Car cette fois-ci, c'est en jouant consciemment ce rôle, que j'ai toute ma vie rejeté et jugé, que j'ai pu paradoxalement déjouer les ruses du prédateur.


Explorer cette faille véritablement (au sens premier de ce mot : "dans la vérité"), m'a permis d'intégrer jusqu'au plus profond de mon ADN la partie de moi jusqu'alors bannie. La faille ainsi visitée peut commencer à se résorber. La guérison s'opère.

 

Mes reconnections dimensionnelles

 

J'ai appris par la lecture d'Anton Parks, l'existence d'un peuple galactique Urmah ayant une génétique humano-féline et un tempérament guerrier, dont le rôle est de veiller à l'équilibre interstellaire, c'est-à-dire d'empêcher que l'énergie patriarcale destructrice des Gina'Abuls étouffe l'énergie féminine et créatrice de vie des Amasutum Kadistu.

 

J’ai fais un rêve particulièrement fort au travers duquel ce guerrier hyperdimensionnel me communiquait son énergie. Ce fut d'ailleurs la veille de l'aboutissement d'un long processus karmique relaté dans le chapitre VII - Quand le sceau de l'inquisition devient un outil de déprogrammatio. Cette force nouvellement acquise me permit de sortir des mémoires de femme soumise par la peur de la violence inquisitrice masculine sous toutes ses formes, dans laquelle je m'étais enfermée depuis des vies ! Ce fut une des libérations les plus intenses et éprouvantes que j'ai connues jusqu'à présent.

 

 Les autres énergies que je décèle dans ma génétique, faisant certainement partie de l'ADN qualifié de "non-codant" ou "poubelle", sont mes origines Abgal, c'est-à-dire celle des dauphins et des baleines. Un détail parlant est que dans mon enfance, ma sœur m'appelait "Hélène la baleine !". J'ai été pendant plusieurs années, subjuguée par la compassion joyeuse et infinie qui émanait de ces êtres. Et après avoir passé un cap où j'en pleurais de me sentir séparée de cette famille, j'ai tout mis en œuvre pour les retrouver physiquement. Je suis partie à la rencontre de dauphins, baleines, cachalots, orques et ces expériences étaient tellement fortes et magiques que je me voyais lancée sur une nouvelle voie avec de nouveaux projets !

 

Mais cette quête extérieure cessa d'elle-même, en même temps que mon enfermement dans les stages de développement personnel prenait fin. Je prenais conscience que je remettais inconsciemment tout pouvoir au thérapeute, donc à l'extérieur, concernant mon cheminement de libération. C'est l'intrusion du thérapeute (cf texte de Johannes sur le Réseau LEO ) que je ressentis et qui me permit de me positionner pour sortir de ce processus. Celui-ci m'avait bien aidée jusqu'alors, mais devenait maintenant un piège.

Je n'eus parallèlement plus besoin de chercher physiquement cette famille Abgal puisque le changement de mes croyances quant à une recherche extérieure systématique, me tournait vers d'autres fonctionnements : ceux de contacter ma part manquante à l'intérieur.

 

Il est toujours plus facile de se reconnecter aux mémoires les plus "glorifiantes". Mais par un processus de plus en plus approfondi d'acceptation et de connaissance des parties les plus repoussantes et effrayantes en moi et dans ce monde, je peux y découvrir encore une facette.
 
C'est celle du Gina'Abul, le prédateur dans toute sa splendeur ! Celui qui contrôle, réprime et agit selon ses avantages personnels, ne connaît pas les émotions, mais s'en nourrit. Celui que l'on a tant de mal à accueillir et qui pourtant fait partie de l'équipage qui doit être au complet pour décoller !

Et un autre "bagage" génétique important que je porte (il m'a été clairement révélé par toutes ces aventures en lien aux animaux), est celui de la femelle Gina'Abul : l'Amasutum Kadistu.


Ce sont des prêtresses généticiennes qui, avant que les représentants patriarcaux ne s'en mêlent, créaient et accompagnaient la vie sur Terre. Elles avaient des domaines différents selon leurs prédispositions : l’humain, l'animal ou le végétal. Elles veillent sur l'équilibre : leur rôle consiste autant à créer la vie qu'à la reprendre si la "créature" n'est pas viable. Ce n'est pas par plaisir qu'elles procèdent ainsi, mais bien par devoir puisqu'elles sont responsables du devenir de ces races.
Même si elles ont des écailles et un tempérament tranchant, meneur et téméraire, ce sont aussi des êtres dotés d'une grande sensibilité.


Je n'ai donc pas besoin de faire un dessin ! La reconnexion avec cette partie de moi qui se sent responsable et très proche de la vie animale s’explique enfin. Je me comportais effectivement comme une mère qui ne supporte pas la souffrance de ses enfants. Et en fonction des situations, elle crée la vie (comme pour la venue au monde de la jument Loukoum), tout comme elle doit aussi assumer le rôle de la supprimer.

 

Voilà comment ma Supra Conscience, par l'intermédiaire d'une simple bactérie, des animaux croisant mon chemin, de la relation à deux, etc., met en lumière les ficelles jusqu'à présent transparentes sur lesquelles tire avec une grande dextérité, la prédation transdimensionnelle.
Je commence à risquer un œil derrière le spectacle de marionnettes dont je fais partie et j'y perçois sans l'ombre d'un doute que la clé n'est pas sur scène comme je le croyais, mais bien dans les coulisses, en mon fort intérieur, cachée au milieu de cette habile et ingénieuse ruse SDS !

 

 

Hélène

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Commentaires: 5
  • #1

    froussart (dimanche, 15 mai 2016 18:28)

    Merci Hélène vous m'avez fait pleurer car je me suis retrouvé souvent dans vos aventures
    Et oui plus de 20 ans de végétarisme je remange de la viande depuis 5 ans et à présent " Palé-Céto adapté " et j'insiste sur le mot " adapté " car les phases d'hypoglycémie sont désagréables et vivant seul avec beaucoup de voyage en Europe je vous laisse imaginer le coté sportif quand je suis en avion ou sur une autoroute . La aussi il faut apprendre à lâcher beaucoup de chose et en autre mon super "Ego"
    Alors bravo à toute l'équipe LEO
    Gérard

  • #2

    Stéphane M. (samedi, 21 mai 2016 09:38)

    Merci Hélène pour ce témoignage poignant (poigne en, poids niant ???) !

    Pour ma part, après avoir tourné, dans ma cage de farfadet, comme un lion, entre rejet et acceptation de la nourriture carnée, j'ai fini par lâcher la bride et jeter mes œillères aux orties ! J'ai un petit côté canasson, taureau hélé et têtu comme une mule du pape ! Un peu d'humour, de grâce !

    Après des années passées entre végétarisme et véganisme, j'ai abordé ce retour à l'alimentation animale telle une initiation chamanique.

    Comme on le sait, souvent en raison de nos résistances égotiques et mentales, ce genre d'épreuve ne nous caresse pas dans le sens du poils et hérisse même jusqu'à nos concepts les plus fondamentaux !

    Cependant, connaissant ma nature extrême, je me dis encore que c'est peut-être un manque d'équilibre que de sauter, de la laitue au coq, du véganisme au régime cétogène.

    En mon for intérieur, je vois cette expérience de façon transitoire avec l' espoir d'une évolution prochaine au-delà du champ de la prédation...

    Merci encore pour ce partage, chère Hélène !

  • #3

    Stéphane M. (samedi, 21 mai 2016 09:42)

    PS : Votre anecdote avec le faisan m'a permis de revisiter une expérience particulière. Avec une amie, il y a quelques années, nous étions allés à la découverte d'une exposition de toiles spirituelles dans un hameau du sud de la France. Nous avions rencontré la famille de l'artiste décédée et l'on m'offrit de choisir une reproduction d'une peinture sur une carte postale. Sans trop de réflexion, je débusquai le museau d'un tigre devant un faisan. En tournant le dessin, je lis " le Sacrifice" ! Même si les premières minutes furent conviviales avec les héritiers du peintre, j'eus vite l'impression d'un grand malaise ; dans l'air, il flottait une énergie sombre et pesante.... Sur le chemin du retour chez moi, j'étais très perturbé et, au détour d'une route de campagne, à l'image de la carte postale, un faisan, échappé de nulle part, vint frapper ma voiture et continuer, sous une gerbe de plumes, son voyage dans les hautes herbes ! Une reconstitution physique du Sacrifice...

    Par ailleurs, je comprends votre hypersensibilité qui est aussi la mienne et celle de nombre d'âmes en quête de vérité ! Pour compléter votre témoignage, je dois dire que je ne ressens pas d'appétit particulier pour la chair animale (j'avoue que j'ai toujours préféré les céréales et les glucides en général) au-delà de tout attachement moral et affectif !

    Pourtant, j’ai opté pour le régime cétogène et la cure d'iode, afin de dépasser mes conditionnements, me libérer du joug matriciel. Je perçois plus la présence du prédateur en moi sous la voix d'une énergie totémique, une forme légère de métempsychose ; comme si je pouvais entrer dans le corps d'un tigre, d'un lion, d'un aigle, etc. C'est leur force symbolique et vitale que j'ai à cœur de libérer en mon être !

    En outre, les lignées génétiques stellaires nous constituant sont en mesure de démontrer une attirance plus ou moins marquée pour la nourriture carnée, j'imagine !

    J'espère que le temps est proche où plus aucune prédation ne sera nécessaire à notre évolution. Je n'ai pas encore tout résolu, car, depuis que je pratique le régime cétogène, j'éprouve des difficultés à trouver une réelle satiété ! Nombreux sont les coups de fringale ! C'est nouveau, puisque j'étais tourné vers un certain ascétisme avant ce changement de mode d'alimentation. Voilà des résistances émotionnelles que j'écoute sans juger...

    Merci pour l'amour et la générosité de votre message qui fait échos aux profonds et sensibles dialogues de Sand & Jenaël !

    Je crois que nous en bavons tous, langue pendante et yeux vitreux, à des niveaux différents ; c'est cela l'initiation chamanique. En route vers la Joie, hors de la matrice... Merci aux co-créateurs du LEO SDA !

  • #4

    Hélène Bodo (samedi, 21 mai 2016 09:43)

    Bonjour,bravo: laissez mourir de faim les staphylocoques, en supprimant les sucres, est une démarche que n'approuveraient certainement pas les labos pharmaceutiques, qui rajoutent maintenant de l'aspartame même dans les antibiotiques, jusqu'où iront-ils pour nous empoisonner, gagner beaucoup d'argent et à la rigueur nous soigner!!!

  • #5

    Gérard B (lundi, 19 novembre 2018 20:29)

    Bonjour Hélène , bravo à vous d'avoir patiemment expliqué avec brio ,vos douloureuses épreuves de végétalienne et de protectrice du peuple animal .
    Votre narration très riche sera pour moi une aide précieuse afin de poursuivre comme vous mêmes , ma quête de Vérité et de libération .
    Infinie GRATITUDE .