Chapitre III, 1ère partie - L'enseignement chamanique de la souffrance animale

 

L'aventure du staphylocoque et des antibiotiques, grâce à laquelle je fis un grand pas vers l'acceptation de la prédation, n'était qu'une introduction...

 

Le staphylo revint deux mois plus tard. Mais cette fois-ci en s'attaquant au bas de mon dos. Les symptômes étaient les mêmes : démangeaisons, brûlures intenses contre lesquelles je ne pouvais rien mettre en contact. Cette fois-ci le développement était bien plus rapide que lors de la première manifestation.

 

A nouveau désemparée, les peurs resurgirent de plus belle, accentuées par le réflexe d'anticiper l'évolution de la maladie... J'avais bien retenu ma leçon et je savais que cette fois-ci, je ne me laisserais pas mourir à cause d'une résistance comme celle qui m'avait dominée à l'idée de prendre des antibiotiques. Cette résistance traduisait mon rejet du symbole patriarcal contrôlant et dominant. Mais ce palier de compréhension n'empêchait pas de fortes angoisses de prendre de l'ampleur...

 

Cependant, quelque chose me disait que cette fois-ci, j'avais une autre leçon à intégrer, mais je ne me doutais pas du raz-de-marée qui se préparait...

 

 

Face à l'intolérable

 

Avec le recul que j'ai maintenant, je peux vous présenter comment les signes se sont complétés les uns les autres, car sur le moment j'étais tellement embrumée par mes croyances et mes émotions, que je n'y voyais pas plus loin que le bout de mon nez !

 

A cette même époque, Sand et Jenaël avec qui nous partagions déjà les aventures d'un cheminement commun, vivaient un processus qui les amenait à se rendre compte de leurs croyances erronées concernant le végétarisme.

 

Ce fut pour moi un énorme choc et je me souviens même des effets sur mon corps lorsqu'ils nous annoncèrent que, ça y est, ils recommençaient peu à peu à manger de la viande. Une fois dans mon lit, j'eus l'impression d'avoir moi-même mangé de la viande et j'eus envie de vomir...

 

Il y avait à mes yeux deux possibilités concernant l'apparition d'une telle information, ou bien Sand et Jenaël avaient baissé leur garde et s'étaient fait complètement avoir par leur prédateur au point de sentir qu'il était bénéfique pour eux de manger des animaux, ce qui voulait dire que nos chemins se séparaient ! Ou bien, si nous cheminions effectivement dans la même direction, c'était une invitation à remettre en question mes croyances sur lesquelles était fondé mon lien aux animaux, à la nourriture, à la planète, à la spiritualité... bref, à mon existence !

 

Non, c'était trop ! Mon ego résistait et se débattait dans tous les sens !

 

Il m'était impossible de revenir sur mon orientation végétarienne, j'avais confiance en cette voie qui était comme innée pour moi. Cela a commencé toute petite car j'étais déjà très sensible à la mort et à la souffrance des animaux. Je ne tirais pas cela de lubies ou de films, c'était la réalité qui était la mienne et qui donnait le ton aux expériences qui m'affectaient dans la ferme où j'ai grandi. Je ne pouvais simplement pas manger les animaux que j'avais vus auparavant vivants.

 

 

Adolescente, j'étudiais pour passer un Bac spécialisé dans la "production animale" où je fus évaluée sur toutes les techniques de torture à mettre en œuvre dans un élevage intensif pour parvenir à des fins productives. Cela participa à l'ancrage décisif de ce régime alimentaire.

 

 Ma classe, bien représentative de la population ardéchoise était scindée en deux : les écolos et les chasseurs. C'était la guerre (comme ma famille et moi, gamine, l'avions vécue avec les chasseurs de la commune). Mes "camarades" m'offraient leurs trophées de chasse tels que pattes de chevreuil, yeux de sangliers... Vous pouvez imaginer à quel point j'aimais les chasseurs !

 

Et Puis j'aspirais profondément à un épanouissement spirituel et manger de la viande m'apparaissait aller totalement à l'encontre de cette voie. En plus d'intoxiquer mon corps, j'allais intoxiquer mon âme. J'allais m'alourdir, faire baisser mon taux vibratoire en mangeant la chair pleine de souffrance et d'adrénaline d'un être que je considérais comme mon frère. Il était évident pour moi que le devenir d'un individu en quête de vérité, de spiritualité aspirant à se connecter aux énergies divines allait de pair avec végétarisme.

 

Et biologiquement, j'étais convaincue que mon corps, qui savait ce qui était bon pour lui, allait rejeter cette nourriture pleine de toxines !

 

Que pouvais-je souhaiter de mieux pour notre Terre que les différentes espèces la peuplant vivent en paix les unes avec les autres ?

Je rêvais d'un monde où chaque être n'aurait plus besoin de nourriture physique et où la plupart des conflits pourraient cesser. Je commençais donc par l'appliquer à moi-même par le végétarisme puis par des expériences praniques.

 

Si j'étais honnête avec moi-même, il y avait en moi un jugement et un certain dégoût envers ceux qui consommaient de la chair animale...

Ayant traversé un nombre incalculable de situations (où je ne pus absolument rien changer) de détresses, de maltraitances, d'agonies et de morts de ces êtres, je connaissais parfaitement cette terrible sensation d'impuissance ! J'avais déjà versé une mer de larmes par rapport à la souffrance animale.

       

Et comment serait-il possible que maintenant je contribue à ça ?

 

 

C'est exactement le genre de militante que j'aurais pu devenir avec l'ampleur de mon "karma animal", car à l'époque j'ai sérieusement songé à m'investir dans les actions de Greenpeace. Mais je n'ai pas eu besoin d'aller sur la banquise pour être confrontée à l'horreur et l'injustice, et heureusement finir par comprendre que lutter jusqu'à en crever, ne fait pas partie des options les plus évolutives pour le cheminement de l'âme !

 

Voilà donc ce qui occupait mon esprit et mes émotions depuis le partage avec Sand et Jenaël. Et tout était décuplé par l'avancée rapide de la maladie, je n'avais pas le droit de chômer !

 

 

Tremblement de terre et manifestation du fauve

 

Ces deux stress cumulés, celui de la maladie progressant physiquement ainsi que le message encore étouffé d'un besoin carné, étaient d'une telle violence qu'ils me plongèrent dans un état second et ouvrirent certainement une faille en moi.

 

Je me souviens de ce moment où j'étais assise dans l'herbe avec les chevaux, accueillant tant bien que mal ce qui se passait en moi, quand soudain j'eus cette "vision-ressenti" : je sentais mes dents comme des crocs acérés, ainsi que mes ongles comme de puissantes griffes. Je me vis bondir sur un herbivore et planter mes griffes dans sa croupe, le mettre à terre et le tuer...

 

J'étais sous le choc et fus traumatisée par ce que je venais de vivre. Un tel fauve existait en moi ?

J'éprouvais répugnance et dégoût vis à vis de cette chose, vis à vis de moi-même. Je me remis à pleurer de plus belle...

 

Ayant acquis un certain discernement par rapport aux raisonnements New-Age qui, dans des cas comme celui-là, renvoient automatiquement la balle dans le camp des entités négatives à chasser impérativement, j'exerçais mon discernement. Je sentais sans l'ombre d'un doute que cette énergie féline émanait de mon fort intérieur.

 

Lors d'un voyage que je peux qualifier de "guérison émotionnelle" au Mexique, je me retrouvais à explorer une nature inconnue, très sauvage, très dense. J'étais émerveillée et à la fois impressionnée. Dans cette jungle la présence du jaguar était palpable. Je croisais sur mon chemin ses traces et ses crottes et peut-être m'observait-il...

 

Je savais qu'il attaquait très rarement les humains, mais je n'étais tout de même pas tranquille. C'est dans ce pays culturellement et chamaniquement imprégné de ce félin que je venais y réveiller cette énergie en moi. J'y ressentis la même chose que dans le pré des chevaux: des griffes et des dents présentes et puissantes. Sauf qu'à sa première manifestation, l'animal m'aidait dans mon besoin de m'affirmer, de poser des limites, de sortir de mes schémas de soumission. Il correspondait bien à l'image du "gentil totem protecteur" dont j'avais besoin. Je l'invoquais et le ressentais dans mon corps lorsqu'une situation de ce genre se présentait. Pourtant cette fois-ci (dans le parc des chevaux), il ne m'aidait en rien mais au contraire, me plongeait encore plus dans mes peurs et mes résistances!

 

Jusqu'à cette expérience, je n'avais jamais fait tilt sur le fait qu'un totem a lui aussi ses deux polarités et qu'inévitablement, j'en étais porteuse. Courser une proie, lui sauter dessus, planter ses griffes dans sa chair, la mettre au sol, la tuer puis la déchiqueter et la dévorer ! Voilà comment m'était dévoilé le côté prédateur de l'animal totem (voir définition du prédateur interdimensionnel)...

 

Et si une telle information arrivait à ce moment, c'est qu'elle pouvait enfin remonter à la surface car la coque de mes croyances et notamment celle de la culpabilité envers les animaux (très fortement ancrée) ne pouvait plus m'offrir la sécurité que je m'étais créée : celle de ne pas contacter une réalité prédatrice inconcevable pour mon ego. Illusion que je cultivais par mon régime végétarien.

 

Les jours suivants, il m'arrivait de percevoir comment cette partie en moi avait un besoin vital de chair et prenait plaisir à imaginer croquer dedans. J'étais évidemment très mal face à cela, mais d'un autre côté je sentais sa gratitude et son soulagement d'être enfin reconnue. Je commençais à entrapercevoir les effets et la puissance du déni : capable de museler un fauve !

 

Ceci me permit de faire le lien avec la manière dont la maladie évoluait sur mon corps. Le staphylocoque doré (comme le lion !) se répandait dans le bas de mon dos : il s'attaquait à mon arrière train, mais en plus il dévorait littéralement ma chair !

 

 

Le message ne pouvait être plus clair et pourtant, je réalisais qu'il m'en fallait des aventures pour que mon ego veuille bien ouvrir un petit peu les yeux... Mon fauve intérieur me signifiait simplement qu'il était en train de "crever la dalle" et que tant qu'émotionnellement je ne l'acceptais pas, il s'attaquerait à mon corps.

 

Voilà encore une fois une leçon très pédagogique que l'on peut appliquer à tous les niveaux concernant la prédation, puisque quand on s'efforce (consciemment ou pas) d'adopter l'attitude des 3 singes qui n'ont rien vu, rien entendu et rien dit, il ne faut pas s'étonner qu'une grande gueule se referme soudainement sur nous ! Comme l'ont clairement transmis les Cassiopéens à Laura Knight : "La connaissance protège, l'Ignorance expose au péril".

 

De plus, cette microscopique bactérie "dorée" se transformant pour l'occasion en gros lion, coexiste normalement en équilibre avec mon organisme puisqu'elle fait partie des innombrables micro-organismes formant l'écosystème de la peau. Elle m'enseigne que vivre en paix avec le prédateur est naturel sauf si l'on persiste à ne pas entendre ces besoins, notamment en lui faisant manger seulement des végétaux ! A présent, je ne pouvais plus lui raconter de salades...

Arrêter de combattre, abdiquer

 

J'en étais là de mes compréhensions et le staphylo continuait de me ronger. Il m'était à nouveau impossible de m'asseoir et de marcher, les nuits étaient très pénibles et les démangeaisons me lançaient en permanence. J'avais peur...

 

J'étais munie de tout un attirail d'huiles essentielles antibactériennes constitué trois mois plus tôt lors de la précédente attaque. J'en ingérais certaines, m'en passais régulièrement sur les zones touchées, puis dans cette période où l'angoisse allait crescendo, je commençais aussi à m'en appliquer sur l'intérieur des poignets pour que les principes actifs puissent pénétrer plus rapidement dans le sang.

 

Quelques heures plus tard, de petits boutons faisaient leur apparition sur ces zones ! Et cette fois-ci, l'ego qui se faisait plus petit, laissa l'information monter plus rapidement au cerveau : voyant les démangeaisons apparaître très exactement là où j'avais appliqué l'anti-bactérien, alors que le reste était toujours localisé dans le bas du dos, je compris immédiatement (encore une fois abasourdie par la précision de la guidance), que le message qui m'était adressé était : "Arrêtes de lutter contre le mal !!!"

Et comme il laissait la trace de deux menottes, sa continuité était "Sinon tu es menottée à lui !".

 

A nouveau, il m'était vivement conseillé d'écouter plutôt que de réagir et m'y opposer. Facile à dire quand on n'a jamais réellement appris à écouter... C'est pour cette raison que l'apprentissange (je viens de faire une faute de frappe que je laisse car je la trouve très parlante !) est coriace car il nous faut sortir de la prison que nous nous sommes construite !

 

Le soir-même, David ramenait une surprise ! Deux steaks-hachés pour le   repas !!! Et oui, appliquer est la finalité de la compréhension, c'est sa raison d'être !

Mais quelle épreuve ! Par une simple bouchée, j'allais anéantir tous les fondements de mes croyances. Et j'allais commencer par manger une vache...

 

J'étais émerveillée par leur sérénité, l'affection qu'elles se témoignent les unes les autres et leur dimension divine, majestueuse... D'autant plus que sur le paquet était noté : "de race Salers". C'était bien visé car cette race me subjuguait plus que les autres ! J'allais ingérer une divinité ! J'étais pleine de reconnaissance, mais la culpabilité l'emportait.

J'eus besoin de pleurer toutes les incompréhensions de mon ego. Comment était-il possible que je me retrouve dans cette situation ? Pas d'autres choix que d'aller dans un sens qui me paraissait si mortifère... Quand j'eus lâché toute ma détresse, je pus sentir sans en avoir eu l'intention, la présence de ce jeune bovin. Il était doux et calme et me faisait sentir que c'était également très important et initiatique pour lui, cette interaction de nos âmes par cet acte de prédation conscient.

 

A l'ouverture du paquet, du sang s'écoula : j'avais sous mes yeux la réalité de la mort dont j'allais me nourrir... Et puis les odeurs de cuisson de viande étaient si inhabituelles dans notre maison... J'en eu un haut-le-cœur.

 

Puis vint le moment fatidique. Assaisonné d'une bonne dose d'herbes de Provence, je goûtais consciemment cet animal sacrifié pour nous. Ma première viande depuis au moins 15 ans ! Elle était caoutchouteuse (je crois que nous avons un peu forcé sur la cuisson, de peur qu'il reste une goutte de sang !) donc pas très agréable à manger. Mais je fus tout de suite surprise par une étrange sensation de douceur qui envahissait mon corps ! Malgré ma culpabilité, je ressentais une immense gratitude pour cet animal qui m'accompagnait, par sa mort, vers ma renaissance.

La digestion fut très bizarre. Je n'eus aucune douleur d'estomac mais j'étais consciente en permanence avec une précision déconcertante d'où en était la viande dans le processus.

 

Le lendemain matin, j'avais l'impression que les plaques de boutons cessaient de gagner du terrain et dans la journée, j'en eus la confirmation : le staphylocoque régressait !!!

Je n'osais à peine y croire, j'observais… De jour en jour, les démangeaisons s'atténuaient, je pus à nouveau dormir d'un sommeil régénérant, porter des habits "normaux", faire une balade au soleil…

La peur me quitta et j'eus la sensation de revivre. C'était ma période de mue, je perdais littéralement des lambeaux de peau. Voilà que mon identité reptilienne Amasutum me faisait un clin d’œil, elle pouvait enfin cesser de vivre dans l'ombre et faire peau neuve !

 

Cette régénérescence fut aussi rapide et efficace qu'avec les antibiotiques, à la grande différence que ce coup-ci je n'eus pas à introduire dans mon organisme une arme luttant CONTRE les bactéries, mais bien la substance carnée POUR nourrir mon prédateur (donc mon être dans sa globalité), tout en cessant de lutter.

 

Je fus, lors de cette deuxième apparition, enfin apte à saisir le sens profond du déséquilibre que venait me signifier le staphylocoque. Une énième fois, j'étais impressionnée par la clarté, la rapidité et les qualités de l'enseignement de l'unité que forment Corps, Âme, Prédateur et Supraconscience. C'est lorsque l'ego lâche son sac de conditionnements, d'orgueil et de peurs, qu'enfin l'individu peut attraper la main qui se tend vers lui (celle de sa Supraconscience) et appliquer LE message reçu.

 

 

Au cœur du champ de bataille

 

Tout ne fut pas réglé pour autant, car les émotions suscitées par l'intégration de la viande dans mon alimentation furent terriblement confrontantes…

 

La suite fut un enchaînement d'expériences très perturbantes, de doutes, de pleurs, de recherches d'informations concernant les différents élevages et abattages.

 

Voici un texte que j'ai écrit sur le moment pour vous faire une idée des révoltes et incompréhensions que j'ai pu traverser. Il est très peu modifié, juste quelques jurons en moins !

 

OK, je comprends que l'accueil de mon prédateur est une étape obligée pour réunir les opposés et passer de la dualité SDS (Service de Soi) au monde SDA (Servivce d'Autrui). Mais jusqu'à quel point le manifester dans la matière ?

 

Par le biais du Staphylocoque et de mon désir de voir au-delà de mes croyances les plus ancrées, j'ai contacté avec certitude, le besoin de viande de mon organisme, exprimé par ma partie refoulée que j'ai osé, pour une fois, écouter...

 

Tout cela fait peut-être partie du chemin vers l'acceptation totale de mon prédateur, de cette société prédatrice... Mais à quel prix pour le monde animal ? Quelque chose en moi crie "CE N'EST PAS POSSIBLE !!!" C'est ce même quelque chose qui m’a secouée de sanglots profonds et de douleur hier soir. Une telle intensité, ça faisait longtemps...

 

Comment expliquer... C'est simple, j'ai l'impression que ces animaux, ce sont ma famille, mais pas seulement dans les mots ! Cela me paraît tellement évident qu'un animal a la même sensibilité et les mêmes émotions, sinon plus qu'un humain ! Et donc, il est clair pour moi que les conditions d'élevage conventionnel (que j'ai étudiées en détail), de transport, puis d’abattage sont identiques étape par étape aux camps d'exterminations qui ont existé pour les humains !!!

 

 Alors, comment ai-je pu payer, donc cautionner et donner de l'énergie à ce système ultra violent et pervers, pour en retour manger la chair d'un être de ma famille qui a subi ces tortures ?"

 

Le fauve a besoin de viande, je commence à le comprendre et souhaite satisfaire ses besoins. Mais bon-sang ! C'est là où je me sens incapable d'aller plus loin : c'est que le moindre bout de viande dans n'importe quel magasin (même s'il est bio ou local) provient d'un animal qui a fini ces jours dans un camp d'extermination !

 

Est-ce du contrôle que de vouloir manger un animal qui a été tué avec respect ? Puisque l'humain est doté d'une conscience, elle pourrait peut-être lui être utile au moins pour cela !

 

Si je souhaite offrir une proie saine à mon prédateur, alors comme je le pense depuis longtemps : si quelqu’un souhaite manger de la viande, et bien qu'il assume ! Qu'il élève lui-même l'animal qu'il désire manger et qu'il soit capable de le tuer ! C'est autre chose que de manifester contre la souffrance des animaux et puis aller acheter son poulet "Top budget" en grande surface les yeux fermés ! Le problème, c'est que je ne suis tout simplement pas capable de tuer une souris, alors une vache...

 

C'est un carrefour. Il y a deux directions : à droite je continue à être végétarienne par respect pour ma famille, à gauche je recommence à manger la viande que la société me propose pour nourrir le fauve. Ni l'une, ni l’autre ne me convient ! En face de moi pas de 3ème solution qui réunit les opposés, mais un mur immense devant lequel je me sens démunie. En clair, je me sens paumée. Je ne sais plus quoi penser de ce que je ressens, contrôle ou pas contrôle ? Prédateur ou pas prédateur ? Respect ou pas respect ?

Si je veux accepter mon prédateur, faut-il que j'accepte d'intégrer, d'ingérer l'acte le plus pervers de la société ?

 

Il m'était impossible de trouver le juste chemin au milieu de cet enchevêtrement de questionnements, de souffrances et de résistances...

 

 

Un an plus tard...

 

Voilà un extrait des tortures endurées ! Depuis, la compréhension concernant ces éléments, donc mes croyances qui me mettaient hors de moi,  a bien évoluée.

 

Déjà biologiquement et physiologiquement, j’ai pu constater tout en le vérifiant par diverses informations, que dans les proportions adéquates, la viande et la graisse animale de bonne qualité n'intoxiquent pas l’organisme et bien au contraire participent à la détoxification de l'organisme (surtout foie et cerveau).

 

Elles fournissent le carburant originel le plus adapté au corps : les corps cétoniques issus de la dégradation des graisses, à condition de supprimer les sources de glucide (céréales, féculents, fruits et autres sucres…). L'encrassage par ces derniers peut cesser ainsi que toutes les "maladies de civilisations" : cancers, infarctus, diabète, obésité, Alzheimer, nombreuses maladies mentales et dépressions…

 

L'énergie cétonique est un carburant de longue durée sans l'effet hypoglycémique des glucides et je mesure l'importance de ce changement, puisqu'il était très fréquent que je doive arrêter toute activité car j'en arrivais souvent au point de ne plus tenir sur mes jambes et de ressentir une épaisse brume s'installer dans mon cerveau sous le coup du manque. Je cherchais alors automatiquement une forme de sucre, ma dose pour pouvoir continuer à vivre… Je suis actuellement bien plus vite comblée et moins obsédée par la nourriture. C'est un important pallier vers une libération que je vis.

 

Pour plus d'information à ce sujet, vous pouvez lire Une présentation du régime cétogène.

 

 De nombreuses études détaillées expliquent l'importance des graisses animales (de qualité !) pour le fonctionnement et le développement du cerveau et démontrent même que les glucides participent à son entropie : en clair, ils rendent niai !

 

Et ça aussi, je l'ai senti car ma capacité et ma motivation à chercher l'information et la traiter, puis à en restituer une partie, se sont accrues. C'est une sensation difficile à expliquer, une lucidité nouvelle s'accompagnant du désir d’en savoir toujours plus. Auparavant, sans m'en apercevoir, j'entretenais une espèce de flemme cérébrale…

 

Dans son livre le "Le mythe végétarien", Lierre Keith raconte et pousse au-delà des compte-rendus d'études tronqués et mensongers destinés au grand public, ses recherches concernant l'alimentation d'origine animale et glucidique. Tout cela illustrée de son expérience de végétalienne déchue.

 

Elle m'a grandement aidée à y voir plus clair en apprenant à démêler ce nœud de manipulation et de désinformation touchant au domaine de la nourriture...

Voici l'extrait d'un entretient avec elle sur la radio interactive SOTT :

 

Lierre : "Et je ne voulais pas tuer. Je pensais que je voulais vraiment que ma vie soit possible sans mort. Et ce n'était pas possible. Donc je me racontais une histoire. Et c'était une histoire très jolie mais c'est un conte de fée. […]

Et c'est ça le truc. Ce n'est pas pour me blâmer. Ce n'est pas pour blâmer qui que ce soit. On ne sait pas. On ne vit pas dans un monde où on nous offre la vérité dès le plus jeune âge. C'est le coût de la vie. Quelque chose d'autre doit mourir. Et vous devez respecter toutes les vies qui vont entrer en vous et le faire bien. Et participer, rendre grâce et être humble à ce sujet car votre tour viendra aussi. […]

 

Et pour moi, quand j'avais cet état d'esprit végétalien, je pensais que c'était de la domination. C'était tout ce que je voyais quand je regardais. Et je ne voulais pas faire partie d'une hiérarchie dominante. Donc, j'ai tenté de m'en extraire et de dire : « Bon, je ne suis pas un des dominateurs. Je vais être quelqu'un qui respecte la vie en ne prenant pas la vie ». Mais il s'est avéré que ça n'était pas possible. Chacun de mes souffles dépendait de la mort de certaines créatures quelque part. […]

 

Nous devons tuer certaines choses pour vivre. Mais ça a été une terrible réalisation pour moi. Il m'a fallu des années pour m'y faire intellectuellement et l'accepter émotionnellement. C'est vraiment dur. Et je pense que c'est l'un des problèmes avec l'idéologie qui accompagne souvent le fait d'être végétarien ou végétalien. Vous commencez à créer votre identité autour de cela et cela devient vraiment dur à remettre en question quand ça commence à s'écrouler. Donc, je pense que beaucoup de gens passent par ce genre d'effondrement de leur vision du monde quand, pour une raison ou une autre, d'autres informations commencent à les envahir. Cela se met à fissurer votre système. Et c'est un processus terrible pour beaucoup d'entre nous. C'est très douloureux. […]

 

Parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont incroyablement passionnés face à ce qui arrive à notre planète. Ils en ressentent l'urgence et ils pensent faire la bonne chose en mangeant végétarien ou végétalien. Et je voulais vraiment leur expliquer que la blessure originelle faite à cette planète, l'activité la plus destructrice que nous ayons faite, c'est l'agriculture.[…]

Donc, suggérer que ces aliments sont un moyen de sauver la planète est une fausse route totale. Mais je ne savais pas ça quand j'étais végétalienne. […]

 

Donc, nous avons quelques problèmes ici : le premier est qu'il s'agit d'un nettoyage biotique. On parle de nettoyage ethnique quand on tue des gens et qu'on prend leurs terres. Eh bien c'est du nettoyage biotique car on tue des communautés biotiques entières. On les dégage. On les fait partir. Et c'est la façon longue de dire extinction massive. C'est le premier problème. Le second est que ça laisse la population humaine se développer jusqu'à ces nombres réellement considérables car au lieu de partager ce terrain avec des millions d'autres créatures, il n'y a que les humains qui poussent sur ce morceau de terrain.

Pour mettre un nombre là-dessus, pour un chasseur-cueilleur sous le genre de climat dans lequel je vis, la forêt tempérée de base, environ deux-cent soixante hectares suppléent à ses besoins élémentaires. Pour un agriculteur sous le même climat, il ne faut qu'un demi-hectare, d'accord ? C'est parce qu'il ne partage pas cette terre. C'est parce qu'il n'y pousse qu'un humain. Donc, vous pouvez faire pousser beaucoup plus d'humains. Mais personne d'autres ne peut y vivre. C'est ça le problème." [...]

 

Pierre : " Et en parlant de ça, je ne suis pas sûr que la solution vienne d'en haut parce que comme vous l'avez dit, les psychopathes sont au pouvoir. Quand vous vous informez sur la psychopathie, une des deux principales caractéristiques de ces étranges profils psychologiques est : a) leur pouvoir, la quête de davantage de pouvoir et d'argent, et b) le plaisir à la souffrance d'autrui. Et finalement j'ai réalisé qu'avec l'agriculture, ils ont atteint ces deux objectifs. Ils ont réussi à transformer toute la population en drogués, littéralement des mort-vivants qui veulent payer la drogue qui les détruit. Donc, ils obtiennent l'argent et la souffrance des autres. Donc, d'un point de vue psychopathique, l'agriculture est géniale." […]

 

Lierre : "Et honnêtement, je pense que les solutions sont très simples. Ils n'ont qu'à cultiver leur propre nourriture et ils verront. Et c'est comme ça que j'ai appris. J'ai simplement essayé moi-même et j'ai pu voir que peu importe la façon de m'y prendre, ça se terminait avec un animal mort. Et à un moment donné, dans la lutte contre les limaces, j'ai tout simplement abandonné. Je n'arrivais pas à les tuer. Je ne savais pas quoi faire. Donc, je suis allée au magasin acheter de la laitue et du brocoli au lieu de les cultiver et pendant une seconde, j'ai éprouvé un sentiment de soulagement, du style « Oh, dieu merci. J'en achèterai à la place ».

 

Pierre : [...] « OK, je n'ai pas tué d'animaux. Tout est propre. Tout est joli », bien que cela induise un tas de destruction. Et de l'autre côté, quand vous tuez vous-même un poisson, comme un chasseur ou un pêcheur, vous vous sentez mal parce que vous avez la mort en face de vous bien que dans ce cas, ça pourrait être la façon la moins nuisible de vous nourrir. Parce que les choses sont claires, la dernière question est : OK, c'est lui ou moi, parce que si je ne mange pas je meurs, si je le mange, il meurt. Donc, on ne peut pas retirer la mort de l'équation." [...]

 

Lierre : "Et c'est pourquoi le cancer est ce qu'on appelle une des maladies de civilisation. Les chasseurs-cueilleurs n'attrapaient pas le cancer. Ce sont seulement les agriculteurs qui le font. Et on considère que ça fait partie de la vie parce que tout le monde l'attrape. Mais c'est faux. Même dans les années 1950, dans le Canadian Medical Journal, il y a eu un article qui débutait par quelque chose comme : « Bon, on sait tous que les Esquimaux n'ont pas de cancer ». Et non, regardez ce qu'ils mangent. Des mammifères marins et du poisson, il n'y a pas de sucre dans leur alimentation. Et ils n'ont pas le cancer. Bien sûr, tout a changé maintenant. Leurs modes de vie traditionnels ont été quasiment détruits. Mais on a pu observer le cancer se répandre tandis que ce que Weston Price appelait les aliments déplacés du commerce moderne à se diffusaient dans le monde. Mais ce n'est pas normal. Ce n'est pas naturel. On n'est pas tous censés attraper le cancer. Et rien que ce simple fait que le cancer mange du sucre peut sauver de nombreuses vies si on le sait. Éliminez les céréales. Éliminez le sucre et regardez ce qui arrive." [...]

 

Joe : "Je pense, comme Lierre l'a mentionné tout à l'heure, quand ont dit que la morphine du gluten et la morphine tirée de la caséine, la casomorphine je crois, les gens mangent du blé et des produits laitiers tous les jours de leur vie, la plupart des gens du monde occidental. Donc ils sont drogués et ils aiment ça. Dans une certaine mesure, les gens vivent évidemment des épreuves mais cela calme beaucoup de monde. Je ne pense pas qu'on puisse ignorer l'effet de la nourriture sur les gens pour ce qui est de les maintenir satisfaits et tranquilles." [...]

 

Pierre : "Les opioïdes vous gardent suffisamment en vie pour être esclave mais pas suffisamment vivant pour vous libérez."

Voici un autre beau mensonge enrobé de vérité, technique efficace de manipulation faisant des ravages dans les courants New Age où les gens commencent à se poser des questions :

 

L'importance du régime végétarien pour l'évolution personnelle et spirituelle

 

[…] Passons maintenant à l'aspect spirituel. S'il est évident que l'homme des cavernes ou les tribus des contrées les plus retirées du monde aient besoin de la chasse et de la pêche pour survivre, il n'en est pas de même pour les êtres humains évolués et baignant dans le confort que nous sommes.

 

Il va de soi que notre comportement s'adapte à nos conditions de vie, un esquimau devra forcément pêcher et chasser pour sa propre survie, pour se nourrir dans un premier temps, mais aussi pour se vêtir avec des peaux qui lui tiendront chaud. C'est ce qu'on appelle l'instinct de survie, l'homme s'adapte à son environnement et c'est ce qu'il a toujours fait depuis la nuit des temps, comme toutes les autres espèces. Mais nous, hommes modernes vivant dans des pays développés, nous devons également nous adapter à notre environnement, et ce dernier nous offre le choix, la science nous a prouvé que nous pouvions vivre sans prendre la vie, et même pire, que la consommation de viande n'est pas adaptée à notre corps et à notre façon de vivre (nous sommes plus souvent 7h par jour dans un bureau qu'en train de courir après le gibier qui fera le dîner du soir).

Par conséquent, puisque nous avons le choix, pourquoi choisir de prendre la vie par simple gourmandise ? Admettez que c'est cruel et égoïste, d'autant plus quand on sait que ça va jusqu'à aggraver la pauvreté du tiers monde. Hors le principe du karma nous apprend que nous devons être juste au cours de notre existence afin d'évoluer et de stopper le cycle des réincarnations, et que chacun de nos actes s'inscrit dans notre karma et que tout devra être assumé, dans cette vie ou dans une autre. Ne croyez-vous pas que lorsque l'on a le choix de vivre sans tuer d'autres espèces notre karma pourrait se charger de nous rappeler à l'ordre si nous choisissons de tuer par égoïsme? Je crois sincèrement que oui, c'est une question de logique, il ne peut pas en être autrement selon moi.

 

Ensuite, manger sainement joue sur notre corps qui est en meilleure santé, et qui est comme lavé de l'intérieur. N'avez-vous jamais ressenti cette sensation de bien-être après avoir mangé des fruits et des légumes pendant plusieurs jours ? Votre corps est comme purifié, c'est d'ailleurs ce que certains appellent une détoxification. C'est une sensation réelle qui est reconnue, même par ceux qui ne baignent pas dans l'ésotérisme. Et bien cette sensation est accompagnée d'un accroissement des capacités psychiques.

 

Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, c'est juste un fait que j'ai constaté par moi-même, et que d'autres ont aussi remarqué. Je pense que cela vient du fait que le corps, purifié et débarrassé de cette forme de pollution intérieure, favorise le bon fonctionnement des chakras et la circulation de l'énergie, mais ce n'est qu'une hypothèse personnelle.

 

Voilà pourquoi, selon moi, le régime végétarien est nécessaire à une bonne évolution spirituelle, ainsi qu'à votre santé et à vos valeurs morales. Il n'y a que de bonnes raisons de devenir végétariens !

 

[…] J'espère que cet article vous aura convaincu, ou tout du moins qu'il vous fera réfléchir."

 

C'est ainsi que par l'alimentation que mon corps et mon âme réclamaient, je dus bousculer les croyances (très fortement ancrées en moi) subtilement distillées par une élite conspirationniste qui cherche elle-même à préserver sa nourriture humaine... J'appris à déloger la manipulation dans ce genre de textes et vu que je commence à en intégrer la gymnastique et que mon cerveau retrouve ses capacités, cela devient de plus en plus facile !

 

En ce qui concerne mon cerveau du bas, la digestion ne s'est pas détériorée, au contraire, la sensation de lourdeur après le repas a disparu puisque je ne suis plus obligée de m'en mettre plein la panse pour être rassasiée. Ma digestion est légère, mes selles ne puent pas et je rote et ne pète quasiment plus. Véridique !

 

Quant à mon ouverture spirituelle : si le corps est respecté dans ces besoins métaboliques, que des connexions cérébrales n'existant pas auparavant se créent, que le voile sédatif entretenu par les glucides, que son addiction ainsi que de multiples croyances restrictives disparaissent, mais surtout que j'accepte de mieux en mieux l'existence et les besoins du prédateur en moi, il est évident que l’âme peut se manifester avec beaucoup plus de facilité et sa guidance en devient de plus en plus fine. C’est effectivement ce qui se passe !

 

 

Et les animaux dans tout ça ?

 

Enfin abordons le point sensible...

 

Au quotidien, je vis beaucoup d'aventures en lien avec eux. Certaines personnes se retrouvent plus souvent confrontées à la souffrance humaine, de mon côté, c'est celle des animaux qui joue un rôle important dans mon processus de réveil !

 

Elle m'est tellement insupportable qu'inévitablement je suis renvoyée à ma propre souffrance. Lorsque j'y suis confrontée, comme avec ma jument pendant ses crises d'arthrose, cela provoque chez moi une profonde tristesse et une rage de ne pouvoir maîtriser la situation. Mais le fait de ne pouvoir agir dans la matière, accompagnée de la lucidité que j'ai maintenant par rapport à mes schémas de fuite, me pousse à me poser (faire une pause !) avec mes émotions.

 

Puisqu'on voit toujours mieux les choses à l'extérieur qu'à l’intérieur, les animaux jouent entre-autre, ce rôle avec moi : le rôle de miroir… Ma Supra Conscience, en se manifestant à travers eux, met en scène mes propres blessures!

 

Et c'est maintenant une certitude (au vu de mes heures de larmes…), que cette "mise en scène" est le pont qui me permet de passer d'un côté à l’autre de la rive. Ce pont que créent pour moi les animaux a pour fonction de m'apprendre à lâcher tout contrôle afin d'accueillir le flot qui demande à circuler.

 

Il m'a parfois été retourné que je faisais de l'hypersensibilité (à la limite de la maladie !) ou bien que je développais une dépendance aux émotions et m'y complaisais... Je me suis beaucoup jugée et dévalorisée par rapport à ce phénomène qui était perçu comme une faiblesse en société ! Et maintenant je sais, qu'au contraire, c'est une précieuse aide de transmutation et de guérison. Et que mon lien aux animaux n'est pas "sensiblerie" mais bien une opportunité de reconnexion à cette force alchimique émotionnelle féminine, rendue tabou par le système patriarcal.

 

A travers le dédale des conditionnements et des blessures qui m’habitent, les animaux m’amènent à rencontrer la prédation qui s’y cache.

C'est une évidence : ils m’accompagnent "très généreusement" pour le meilleur et pour le pire !

 

Par "le pire", j'entends "émotions douloureuses". Elles deviennent finalement "le meilleur" puisque c'est grâce à elles que je peux apercevoir les racines de mes illusions, de mes conditionnements et donc des mémoires me gardant prisonnière du cycle karmique.

 

Hélène

 

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